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Marchand réduit la voilure et mise sur le plaisir


Léon Marchand s'est exprimé sur ses choix de renoncer à ses épreuves fétiches sur ces championnats d'Europe. (Photo : afp)
«À deux ou trois semaines près, ça aurait été. Donc on peut dire que le timing est plutôt mauvais», dit-il dans un léger sourire. La saison du quadruple champion olympique a pris un virage inattendu le 30 juin dernier lors des séries du 200 m brasse des championnats de France à Saint-Étienne. Après avoir ressenti une douleur pendant la course, il avait dû stopper net sa compétition et les examens passés avaient révélé une lésion de l’adducteur droit : une blessure particulièrement handicapante pour la brasse. Pour l’échéance continentale, l’événement majeur de la saison, le Toulousain avait à l’origine prévu un programme chargé avec 5 à 6 courses au cours de la semaine. Mais la nouvelle a été officialisée samedi : en concertation avec ses entraîneurs et le staff médical, Marchand a choisi de faire l’impasse sur les 200 et 400 m quatre nages, ses deux courses de prédilection, dont il détient les records du monde et les titres olympiques.Puisqu’il avait déjà fait une croix sur le 200 m brasse, il ne s’alignera finalement que sur deux épreuves individuelles, le 200 m papillon et le 400 m nage libre.La décision a été «très difficile à prendre» a reconnu le Français dimanche lors d’une conférence de presse. «Je suis très déçu de tout ça. Très déçu aussi pour les gens, ceux qui sont venus me voir pour les épreuves de quatre nages cette semaine.»

«J’ai passé une IRM il y a trois jours et la blessure est guérie à environ 70 %, mais ce n’est pas suffisant : ça reste risqué de participer et je ne veux pas gâcher toute la semaine», a-t-il expliqué, craignant une rechute.

Le nageur de 24 ans reste malgré tout persuadé de pouvoir prendre du plaisir dans le bassin parisien.

«Prendre l’énergie du public»

«Je suis quand même capable de m’amuser cette semaine dans les courses sur lesquelles je suis engagé. Je pense qu’en crawl et en papillon, je peux quand même faire des choses assez amusantes et j’ai envie de me tester sur autre chose.» Notamment sur la nage libre, une épreuve sur laquelle il s’est peu aventuré pour le moment et qui représente son nouveau défi en vue des prochains JO dans deux ans à Los Angeles.

«Le fait de ne pas faire de quatre nages, je me suis dit que c’est le moment de vraiment aller à fond sur, par exemple, le 200 m crawl dans le relais, sur le 400 m crawl le dernier jour et sur le 200 m papillon, parce que j’aurais moins de courses que d’habitude. Donc au final, je suis assez curieux de voir comment ça peut évoluer.»

Sur le 400 m nage libre, il se mesurera notamment au recordman du monde, l’Allemand Lukas Märtens.

Malgré son programme réduit, les retrouvailles du héros de Paris-2024 avec le public parisien s’annoncent tout de même bouillantes : «Je ne sais pas trop quoi en attendre, je vais essayer de prendre l’énergie qu’il y a à prendre», a-t-il déclaré.

Si les Bleus se qualifient pour la finale, il devrait faire son entrée en piste avec le relais du 4×200 m nage libre programmé dès ce lundi soir.

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