[LIGUE DES CHAMPIONS, FINALE] Le Paris SG et Arsenal, c’est une opposition sur plein de tableaux. Les Gunners peuvent-ils priver le PSG d’un deuxième titre consécutif?
«Kvara» contre le soldat inconnu
En enchaînant des buts splendides et des actions de grande classe dans des moments clés, le Géorgien Khvicha Kvaratskhelia postule naturellement au Ballon d’or. Mais qui aura la lourde charge de se coltiner l’ailier gauche poison du PSG ? Mikel Arteta espère que l’arrière droit Jurriën Timber, blessé à une cheville à la mi-mars, remportera sa course contre la montre pour sortir de l’infirmerie. L’entraîneur ne peut en effet pas compter sur sa doublure habituelle, Ben White, touché à un genou. Si Timber n’est pas suffisamment rétabli, l’intérim devrait être confié à Mosquera, défenseur central de formation.
Duel d’efficacité Dembélé – Havertz
Les deux avant-centres sont tout aussi polyvalents, capables de participer au jeu ou de finir une action. Les deux joueurs ont connu des blessures cette saison, mais ils ont été efficaces dans les moments les plus chauds, à l’image du but de Kai Havertz donnant à Arsenal le titre de Premier League. Si l’on s’en tient à la C1, Dembélé a inscrit sept buts et réalisé deux passes décisives en douze matches, Havertz trois buts et une passe décisive en cinq matches.
Safonov versus Raya
Digne successeur de Donnarumma au PSG, Matveï Safonov, qui s’est mis au français, est l’un des héros de ce parcours européen. Le Russe de 27 ans, arrivé du FK Krasnodar à l’été 2024, a été solide quand il le fallait. «Mocha» a su hausser son niveau, technique et mental, pour résister à la fureur d’Anfield en quarts contre Liverpool, mais aussi à Munich en demie face au Bayern.
Il lui aura fallu un peu plus d’une saison pour devenir ce qu’il voulait dès son arrivée : être le gardien n° 1 indiscutable du PSG. Alors que c’était pourtant Lucas Chevalier qui était destiné au poste.
David Raya (30 ans), parti d’Espagne à 16 ans, direction Blackburn, a lui écumé les divisions inférieures anglaises avant de découvrir la Premier League à l’été 2021, après la montée obtenue avec Brentford, puis la «Champions» deux ans après. Doué dans le jeu au pied, vif dans ses arrêts et rassurant pour ses coéquipiers, c’est le pilier de la meilleure défense d’Angleterre.
États de forme convergents
Cette saison, Arsenal a disputé plus de matches (62) que son adversaire parisien (55), mais cela s’équilibre si l’on inclut les sept rencontres disputées par le club français au Mondial des clubs, au cœur de l’été. Le calendrier des Gunners a été alourdi par les coupes nationales (dix matches) et la Premier League (quatre matches de plus), réputée pour son intensité bien supérieure à la Ligue 1.
La différence peut se situer dans les têtes : Arsenal a vécu une fin de championnat nerveusement épuisante, quoique triomphante. À l’inverse, le PSG (qui a pu effectuer une rotation au printemps après avoir fini l’année 2025 exténué) a eu 13 jours, au calme et à l’abri des regards pour préparer sereinement ce rendez-vous.
Opposition de styles
Après avoir écarté Chelsea, Liverpool et enfin le grand Bayern Munich, Paris va se frotter à une nouvelle philosophie de jeu, celle du pragmatique Mikel Arteta. Connus pour leur jeu de possession parfois assez lent et leur puissance sur coups de pied arrêtés au risque d’en devenir dépendants, les Gunners s’appuient surtout sur une défense très solide : six buts encaissés en 14 matches de Ligue des champions, à l’inverse de l’offensif PSG qui est allé récupérer le ballon 22 fois au fond de ses filets. Mais Paris peut être diablement efficace. En Europe, le PSG en est à 44 buts, très loin devant les 29 unités d’Arsenal.