[Mondial-2026] Toujours bien placée, mais jamais titrée depuis 1966, l’Angleterre des temps modernes lance son Mondial contre la Croatie, escortée par une grande «confiance».
L’Angleterre connaît d’ailleurs bien plusieurs de ses meilleurs éléments, comme Gvardiol et Kovacic de Manchester City, l’ancien ailier de Tottenham Ivan Perisic et bien sûr le capitaine Modric, ancien des Spurs également.
«C’est probablement le meilleur milieu de terrain contre lequel j’ai joué dans ma carrière», a déclaré l’international anglais Jordan Henderson dimanche à propos de l’actuel joueur de l’AC Milan.
Que de problèmes défensifs
Mais pour cette Angleterre si impressionnante offensivement, les interrogations portent davantage sur la ligne arrière, en raison du manque d’expérience de certains et des inquiétudes concernant l’état de santé des autres. Deux des titulaires attendus, John Stones dans l’axe et Reece James à droite, ont par exemple effectué tant de passages à l’infirmerie que leur carrière internationale s’est écrite en pointillé ces dernières années. Stones sort d’une saison à seulement 18 apparitions avec City, avec de très rares titularisations depuis novembre. Quant à James, sa fin d’année avec Chelsea a été perturbée par des pépins physiques, un thème récurrent pour lui.
Sa doublure, Tino Livramento, s’est blessée à un mollet à l’entraînement dimanche et son forfait a été annoncé mardi. Le jeune arrière de Newcastle a été remplacé dans le groupe par Trevoh Chalobah, défenseur axial de Chelsea, qui… compte une seule sélection.
C’est l’autre donnée qui peut inquiéter les supporters des Three Lions. En défense, les joueurs disponibles (Quansah, Guéhi, O’Reilly, Konsa, Burn, Spence) manquent tous de références au niveau international.
Dans ce contexte, la décision de ne pas convoquer Luke Shaw (Manchester United) et Trent Alexander-Arnold (Real Madrid) risque de faire des vagues en cas d’échec aux États-Unis.
Mais Bukayo Saka y croit pourtant fort : «Quand je regarde autour de moi dans l’équipe (actuelle), je vois le talent que nous avons, la passion, la confiance. Nous avons de véritables gagnants, de vrais leaders. En y croyant, je pense que nous pouvons aller au bout.» Le premier test contre la Croatie permettra d’y voir plus clair.