[MONDIAL-2026] Alors que les discussions vont bon train autour du niveau de la Mannschaft, le Brésil va plutôt bien : mais son adversaire en 16e, c’est du lourd.
Avant le couac face aux Équatoriens, au cours d’un match sans enjeu et à l’issue duquel elle était déjà assurée de terminer première de son groupe, l’équipe de Nagelsmann restait pourtant sur 11 victoires consécutives et venait surtout de s’extraire d’une phase de groupes pour la première fois depuis le titre de 2014 au Brésil.
Mais le traumatisme des deux éliminations prématurées en 2018 et 2022 reste bien présent chez les commentateurs restés au pays, qui se demandent même si leurs joueurs peuvent battre en 16e de finale les modestes Paraguayens, 37e au classement FIFA.
Tous se posent la question de savoir si le retour du gardien Manuel Neuer, 40 ans, sorti de sa retraite internationale pour disputer le Mondial, était finalement une si bonne idée. Le gardien vient d’encaisser quatre buts en sept tirs cadrés, dont une bourde. Il n’est clairement plus une assurance tout risque.
Au pays, on se demande également pourquoi Nagelsmann s’échine à placer son capitaine Joshua Kimmich à droite de la défense alors que sa technique fait cruellement défaut au milieu. Lothar Matthäus et Philipp Lahm, deux anciens capitaines de la Mannschaft, ont réclamé son repositionnement mais le sélectionneur ne semble pas prêt de modifier sa formule.
D’autant que le duo «Wusiala» composé des deux pépites Florian Wirtz et Jamal Musiala peine à donner sa pleine mesure, le premier sortant d’une première saison à Liverpool en demi-teinte, le second se remettant doucement de sa grave blessure à une cheville. Là encore, Nagelsmann ne changera pas son trio d’attaque complété par Havertz pour lancer d’entrée Deniz Undav, son «supersub», auteur de trois buts en sortie de banc et qui, statistiquement, est le meilleur attaquant du Mondial, devant Messi et Mbappé. Un entêtement fatal?
Le souci du Brésil, c’est… le Japon
La mission six étoiles du Brésil, passe mardi par Houston dans un seizième de finale à haut risque contre le Japon, un outsider confiant, au jeu cohérent et difficile à manœuvrer.
«On joue maintenant comme une équipe. Tout n’est pas encore parfait, mais nous nous sommes améliorés très rapidement et c’est important avant d’aborder les matches à élimination directe», s’est satisfait Carlo Ancelotti, le sélectionneur, après le dernière sortie, la plus aboutie selon les observateurs, contre l’Écosse (3-0). Jusqu’ici, tout va bien pour les Brésiliens : ils ont terminé le premier tour invaincus, leur star d’attaque Vinicius est au rendez-vous avec quatre buts, aucun blessé n’est à déplorer et Neymar, enfin sorti de l’infirmerie, a rejoué.
Le meilleur buteur brésilien de l’histoire (79 buts en 129 sélections) se lèche les babines avant de retrouver le Japon, la sélection contre laquelle il a le plus marqué : neuf fois.Pourtant, son équipe aurait tort de sous-estimer des «Samouraïs bleus» en pleine confiance après une phase de groupes bien négociée. Plus globalement, le Japon traverse une période faste. Il n’a encaissé en un peu plus d’un an qu’une seule défaite en seize matches, une série qui inclut une victoire 3-2 contre le… Brésil, à la défense remaniée, en octobre à Tokyo.
Le Japon a un style japonais reconnaissable, fait de combinaisons techniques et rapides entre les lignes adverses. «C’est vraiment très difficile de jouer contre eux, ils sont vraiment bien organisés», a constaté le sélectionneur des Suédois Graham Potter. Assez pour perturber le grand Brésil?