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[Cyclisme] Giro : Ballerini dans un jeu de quilles


Davide Ballerini a du mal à y croire, mais c'est bien lui qui remporte cette sixième étape du Giro. (Photo : afp)

Sur les pavés mouillés de Naples, l’Italien Davide Ballerini a profité d’un jeu de quilles dans le dernier virage pour décrocher une première victoire inattendue dans le Giro, jeudi lors de la sixième étape.

Après une journée paisible, tout était en place pour un sprint massif au pied du Vésuve lorsqu’une pluie fine a transformé le dernier kilomètre en patinoire et fait dérailler le scénario écrit à l’avance.Paul Magnier, Jonathan Milan et Dylan Groenewegen étaient dans les starting-blocks pour en découdre dans le dernier faux plat montant. Mais il restait ce virage à droite à négocier, à 400 mètres du but, déjà compliqué à apprivoiser en temps normal à ces vitesses et qui est devenu carrément dangereux avec la pluie.Et ce que beaucoup de coureurs craignaient dès le départ de l’étape est arrivé lorsque deux coéquipiers de Groenewegen (Unibet Rose Rockets) sont partis en glissade, entraînant dans leur chute plusieurs sprinteurs et en retardant d’autres comme Paul Magnier et Jonathan Milan, très énervé après coup.

De tout ce chaos, c’est Davide Ballerini qui allait surgir pour cueillir, à 31 ans, sa première victoire dans un grand Tour, devant le Belge Jasper Stuyven, un coéquipier de Magnier : «J’espérais gagner une étape mais pas aujourd’hui», a expliqué l’Italien qui était au service de son coéquipier Matteo Malucelli, le sprinteur désigné d’Astana.

Première explication vendredi

«Mais quand les deux premiers mecs sont tombés, j’ai entendu dans l’oreillette : « Go, go, go, vas-y, il y a un écart ». J’ai appuyé sur les pédales et j’ai prié pour que la ligne arrive vite», a raconté le coureur de Cantu, «enfin» récompensé, à sa sixième participation au Giro, au moment où il l’attendait «le moins».

Vendredi, le Giro va prendre de l’altitude pour la première grande explication attendue entre les favoris lors de l’étape la plus longue de cette 109e édition (244 km). Avec une ascension mythique pour finir, celle du Blockhaus (13,6 km à 8,4 %), qui doit son nom à un fortin construit au XIXe siècle par les troupes autrichiennes pour lutter contre le brigandage dans les Abruzzes.

«C’est clair qu’on aura des écarts», a souligné Jai Hindley, coleader de Red Bull-Bora, qui sait de quoi il parle puisqu’il avait construit sa victoire dans le Giro en 2022 sur ces pentes.

L’étape dira aussi ce que peut vraiment espérer dans ce Giro le Portugais Afonso Eulalio, porteur du maillot rose avec une avance de 2’51 » sur Igor Arrieta depuis leur échappée rocambolesque de la veille et plus de six minutes sur les favoris, dont Jonas Vingegaard, qui pourrait sortir du bois vendredi.

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