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C1 : huit ambitieux pour quatre billets à Lisbonne


L'OL a une belle prouesse en ligne de mire, histoire de sauver une saison ratée sur le plan national avec une 7e place du classement de la Ligue 1. (illustration AFP)

Travail à terminer pour le Bayern, exploit à confirmer pour Lyon, « remontada » espérée côté Real Madrid et sérieux exigé à Barcelone : les quatre dernières places pour le « Final 8 » de Lisbonne sont à saisir vendredi et samedi en huitièmes retour de Ligue des champions.

Après quasiment cinq mois de pause, revoici la C1 ! Quatre billets sont encore à distribuer pour les quarts de finale où figurent déjà le Paris SG, l’Atalanta Bergame, Leipzig et l’Atlético Madrid, prêts à en découdre dans la capitale portugaise lors d’une phase finale au format raccourci et novateur (12-23 août). Restent huit équipes à départager vendredi et samedi (tous les matches à 21h) : puisque leur huitième de finale retour n’avait pas pu se disputer en mars pour cause de pandémie, les rencontres ont été reprogrammées à huis clos dans le stade de l’équipe censée recevoir, malgré quelques inquiétudes relatives au rebond du virus et aux contaminations de joueurs, comme le Madrilène Mariano Diaz.

La forme de l’OL impressionne

Tout proche de faire tomber le Paris SG la semaine dernière en finale de la Coupe de la Ligue française (0-0 a.p., 6-5 t.a.b.), Lyon s’attaque vendredi à un défi sans doute plus prestigieux encore. Face à la Juve de Cristiano Ronaldo, brillamment dominée au match aller (1-0), l’OL a une belle prouesse en ligne de mire, histoire de sauver une saison ratée sur le plan national avec une 7e place du classement de la Ligue 1, interrompue en mars par la pandémie. Certes, seul un improbable sacre en C1 permettrait à Lyon d’éviter de vivre en 2020-2021 une première saison sans disputer la moindre compétition européenne depuis 1997. Mais une qualification pour les quarts contre un grand d’Europe ravirait déjà les hommes de Rudi Garcia. L’équation n’est pas simple, d’autant que la Juve a davantage le rythme de la compétition après avoir achevé son championnat sur un neuvième titre consécutif – sans grand brio. Lyon, de son côté, n’a joué qu’un match officiel depuis cinq mois et a « souffert physiquement » en 120 minutes face au PSG, selon Garcia. Mais l’entraîneur turinois Maurizio Sarri s’est tout de même dit impressionné par la forme de l’OL, alors…

Le Real Madrid est dos au mur, mais en pleine forme. Tout juste titrés champions d’Espagne en remontant leur retard sur le Barça au classement, les Madrilènes doivent signer une autre « remontada », sur la durée d’un match cette fois. Largement dépassés à l’aller par le Manchester City de Pep Guardiola, les hommes de Zinédine Zidane sont proches de la sortie dans leur compétition fétiche, théâtre d’un incroyable triplé entre 2016 et 2018. En outre, Madrid sera privé vendredi de son capitaine Sergio Ramos, suspendu. Mais attention, a prévenu Guardiola, qui s’attend à une belle opposition tactique face à « Zizou « : « Quand vous avez gagné trois Ligues des champions d’affilée, soufflé deux fois le titre à Barcelone (en 2017 et 2020, NDLR), le club de la décennie, tout se passe bien pour vous », a lancé l’entraîneur catalan sur la plateforme de streaming DAZN.

Barcelone sur la sellette

Champion d’Allemagne pour la 8e fois consécutive, le Bayern aborde sereinement son match retour samedi à domicile, après un festival réussi à Stamford Bridge à l’aller avec un doublé de Serge Gnabry. En lice pour reproduire le somptueux triplé Championnat-Coupe nationale-C1 réussi en 2013, les Bavarois seront toutefois privés du champion du monde Benjamin Pavard, blessé. Mais l’artilleur Robert Lewandowski, meilleur buteur de cette édition de la C1 (11 buts), devrait être là pour valider le billet des Bavarois pour Lisbonne.

Fin de saison compliquée pour Lionel Messi et ses partenaires barcelonais : l’Argentin a semblé esseulé ces derniers temps dans l’animation offensive de Barcelone. L’équipe de Quique Setién, annoncé sur la sellette par plusieurs médias espagnols, doit impérativement éliminer Naples samedi si elle ne veut pas sombrer dans la crise. Petite lueur d’espoir, le Français Antoine Griezmann, blessé début juillet, a fait son retour à l’entraînement et doit pouvoir tenir son rang contre le Napoli de Gennaro Gattuso. « Nous avons fait l’essentiel, c’est-à-dire une autocritique entre nous, comme on devait le faire. On n’a pas fait une grande saison sur le plan du jeu et des résultats. On doit être plus réguliers », a pointé Messi. Une autocritique suffisante avant d’affronter des Napolitains accrocheurs ?

LQ/AFP

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