Les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama défieront les New York Knicks en finale grâce à leur exploit samedi, un succès 111-103 sur le parquet du Thunder d’Oklahoma City, champion en titre, à l’issue d’un match 7 irrespirable.
Les Spurs vont disputer une première finale depuis 2014, année de leur dernier titre, face aux Knicks et leurs supporters frénétiques, pas vus à ce niveau depuis 1999 et une défaite déjà contre San Antonio, la première bague de l’ère Gregg Popovich (5 titres).
Les Texans espèrent débuter une nouvelle dynastie avec une jeunesse électrique: autour de son astre Wembanyama (22 ans) gravitent les explosifs Stephon Castle (21 ans, 16 points) et Dylan Harper (20 ans, 12 points), symboles de la construction intelligente de cet effectif à la progression fulgurante.
L’an passé, les Spurs végétaient encore à la 13e place de la conférence Ouest, avant de devenir en une année la deuxième meilleure équipe de saison régulière, derrière le Thunder, de quoi offrir un choc survolté en finale de conférence Ouest.
Comme souvent lors de la série, les Spurs ont frappé les premiers, avec un tir à mi-distance de Wembanyama puis une interception, de quoi mener 18-8 puis 27-13.
Malgré un poster dunk spectaculaire par-dessus Chet Holmgren (4 points) et un tir lointain, Wembanyama a ralenti et trouvé moins de positions, quand Gilgeous-Alexander a clairement accéléré dans le deuxième quart-temps (13 points sur 35), le Thunder reprenant un temps la tête avant d’atteindre la pause avec trois points de retard (56-53).
Contre héroïque de Kornet
Les locaux ont ensuite tenu grâce à leurs lancers face à un excellent Julian Champagnie (20 points à 6 sur 10 de loin), ne comptant que trois points de retard à l’entame du dernier quart-temps.
Les Spurs ont gardé la main mais le Thunder est resté dans le coup presque jusqu’au bout, surtout après la 5e faute de «Wemby» qui le plaçait au bord de l’expulsion à 7’50 » de la fin.
Un contre héroïque de Luke Kornet face à Isaiah Hartenstein (7 points), puis deux rebonds offensifs d’Harper et de Castle ont sécurisé le succès des visiteurs.
«J’ai appris que je pouvais franchir des obstacles que je ne pensais pas aussi hauts. Je peux trouver des ressources intérieures, je m’en savais capable mais à ce niveau… C’est quand même le meilleur basket de la planète», a savouré Wembanyama.
Le Thunder, privé de Jalen Williams et Ajay Mitchell, blessés, n’a pas su trouver de relais offensif à «SGA», et a souffert face aux transitions adverses (19 points encaissés, 7 marqués).
Les Spurs ont quatre jours pour rebondir avant la finale, où ils auront l’avantage du terrain pour cette série au meilleur des sept matches, face aux Knicks, qui restent sur 11 succès de suite.