La Fédération des hôpitaux luxembourgeois a publié une nouvelle étude présentant plusieurs axes d’action pour assurer un développement durable du système de santé.
Le secteur hospitalier a décidé d’apporter sa pierre au débat sur la stratégie de résilience du système de santé. Dans un rapport intitulé «Renforcer la résilience, développer l’antifragilité – Perspectives pour le secteur hospitalier et le système de santé luxembourgeois», la Fédération des hôpitaux luxembourgeois (FHL) a analysé les problèmes les plus critiques que rencontre le secteur. Il en ressort que les cyberrisques et les pénuries de ressources sont ceux qui inquiètent le plus les personnes interrogées.
Dans son rapport, la FHL présente plusieurs axes d’action visant à garantir la continuité des soins, y compris dans des conditions difficiles, et à assurer le développement durable du système de santé. L’un des défis actuels est d’assurer la disponibilité de main-d’œuvre qualifiée en mettant l’accent sur les professionnels formés à l’étranger et les travailleurs transfrontaliers. Le rapport préconise ainsi une stratégie nationale intégrée à ce sujet comprenant le développement de la formation au Luxembourg, une planification prospective des besoins, des conditions de travail attractives ainsi que des perspectives d’évolution professionnelle.
Une coopération transfrontalière structurée doit venir compléter ces efforts. Une meilleure répartition des tâches entre les groupes professionnels et une réduction des charges administratives peuvent également contribuer à mobiliser plus efficacement les compétences disponibles.
La menace des cyberattaques
Autre inquiétude : les cyberattaques qui peuvent compromettre l’accès aux données de santé, la collaboration entre les équipes et le fonctionnement des établissements de soins essentiels. L’étude souligne donc l’importance de disposer d’infrastructures numériques sécurisées, de procédures d’urgence coordonnées et de processus de reprise régulièrement testés.
La préparation repose également sur des chaînes d’approvisionnement sécurisées, des stocks de ressources critiques, des bâtiments adaptables et des capacités de réserve mobilisables. Les lits supplémentaires ne constituent une capacité de prise en charge que si le personnel, l’équipement et la logistique sont également disponibles.
La FHL préconise d’associer tout nouvel engagement à un financement clair, durable et adapté. Mais il convient alors de prendre en compte non seulement les investissements, mais aussi l’exploitation, la maintenance, la formation, les exercices et la mobilisation en cas de crise. Les responsabilités de l’État, du CNS et des établissements doivent être clarifiées, en tenant compte des coûts associés.
La FHL a remis cette étude mercredi à la ministre de la Santé et de la Sécurité sociale à l’occasion de l’ouverture de la Healthcare Week Luxembourg (HWL) 2026.