Des problèmes d’hygiène récurrents dans certaines structures d’accueil pour réfugiés interrogent sur l’efficacité des contrôles.
«Il existe des structures qui ne sont pas dignes d’un pays riche comme le Luxembourg», constatait la députée verte Djuna Bernard, en février dernier, après avoir visité trois foyers pour réfugiés en compagnie d’autres élus. Dans une question parlementaire, Dan Hardy (ADR) est revenu sur ce sujet pointé par plusieurs médias, notamment sur les problèmes récurrents d’hygiène dans certaines structures d’accueil pour réfugiés. Il interroge le gouvernement sur la fréquence des inspections ainsi que sur leurs résultats.
Sans fournir d’éléments précis sur la nature ni l’ampleur des problèmes constatés, la réponse du ministre de la Famille, Max Hahn, décrit le système de contrôle. Il est fondé sur des indicateurs de performance intégrés aux contrats passés avec les prestataires de nettoyage, de restauration, mais aussi de sécurité. Ces indicateurs, écrit-il, sont suivis lors de réunions «trimestrielles au début du contrat puis semestrielles», avec à la clé «des sanctions financières» en cas de non-conformité.
Le ministre évoque aussi des contrôles qualité réguliers sur le terrain, ainsi qu’une intervention rapide des gestionnaires en cas de problème. Au total, le service technique de l’Office national de l’accueil (ONA) a réalisé «5 000 interventions en 2025», principalement liées à des installations sanitaires ou techniques. Suffisantes pour prévenir les situations jugées indignes?