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Huit ans requis contre l’ex « jaloux et dangereux »


(photo archives LQ)

À l’encontre du trentenaire poursuivi notamment pour avoir harcelé et violé son ex, le parquet a requis, mardi, huit ans de prison ainsi qu’une amende.

« Tout a commencé parce qu’il est jaloux et qu’il a mal surmonté le fait que Madame a rompu leur relation », a récapitulé, mardi matin, le premier substitut du procureur d’État, Colette Lorang, dans son réquisitoire. Les faits reprochés au prévenu, âgé aujourd’hui de 35 ans, remontent à l’année 2012. Dans la nuit de la Saint-Sylvestre, il avait jeté le portable de sa copine par terre. Cette dernière déclare avoir reçu, par la même occasion, des coups. Elle affirme par ailleurs que le 13 janvier, son ex s’était introduit dans son chalet à Beringen en cassant la porte d’entrée avant de la violer avec violence.

Le trentenaire est également poursuivi pour avoir harcelé son ex par des appels téléphoniques et des SMS, en la menaçant de mort.

« Ce dont Madame m’accuse, ce sont des mensonges. Je n’ai pas son numéro , s’est défendu le prévenu, mardi matin à la barre. Je ne l’ai jamais menacée ni elle ni ses enfants. » Le trentenaire avoue avoir endommagé le portable lors d’une crise de jalousie, mais il conteste les coups et blessures ainsi que le viol. « Ce jour-là, je n’ai rien fait », a insisté le trentenaire quand le tribunal correctionnel lui a demandé une explication quant à ses traces ADN retrouvées dans Madame.

Face aux juges, la victime a expliqué qu’ils ont vécu près d’un an ensemble. Elle a affirmé que leur dernier rapport consenti avait eu lieu avant la Saint-Sylvestre. Elle indique avoir pris les menaces proférées après leur rupture au sérieux : « Tous les jours, il me menaçait », a précisé la victime qui réclame aujourd’hui 25 000 euros de dommages et intérêts.

Il avais mis le feu à un fourgon de police

Le parquet reproche par ailleurs au prévenu d’avoir mis, le 22 janvier 2012 à Mersch, le feu à un fourgon de police et de s’être ensuite opposé à l’arrestation et rebellé contre l’inspecteur de police. Le trentenaire était sur le point de nier avoir mis le feu à la voiture de police quand le tribunal l’a informé qu’on avait retrouvé ses empreintes digitales sur le bidon ayant contenu l’essence. « C’est vrai », a-t-il fini par avouer en ajoutant : « Mais je n’étais pas bien dans la tête. »

Dans son réquisitoire, le premier substitut a qualifié le prévenu d’« homme très jaloux et dangereux. Ce sont des faits extrêmement graves qui s’étirent sur un certain temps.» Pendant près d’un an, le prévenu aurait terrorisé son ex. Le parquet a soulevé le témoignage constant de Madame par rapport au viol, contrairement à celui du trentenaire. Il a requis huit ans de prison ainsi qu’une amende à l’encontre du prévenu. Il demande à ce que pas plus de la moitié de la peine ne soit assortie d’un sursis. Ce n’est pas la première fois que le prévenu se retrouve devant un tribunal. En 2015, il a été condamné pour un vol avec effraction à douze mois de prison, dont neuf avec sursis.

Prononcé le 25 février.

Fabienne Armborst

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