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Podemos dénonce le « chantage » des créanciers de la Grèce


Pablo Iglesias et les leaders du parti Podemos, lors d'une manifestation de soutien à la Grèce, le 27 juin, à Madrid. (photo AFP)

Le parti de gauche radicale espagnol Podemos a dénoncé lundi le « chantage des créanciers » de la Grèce et estimé que le gouvernement grec de son allié Syriza avait été « exemplaire » en convoquant un référendum.

Pour Podemos, « les créanciers internationaux, FMI en tête, n’ont pas accepté que la Grèce paie ses dettes à travers l’augmentation d’une hausse de l’impôt des grandes fortunes grecques, comme le proposait le gouvernement de Syriza », qui a remporté les élections en janvier. Mais ils ont exigé qu’elle les paie « avec l’argent des familles les plus pauvres ».

« Face à l’ultimatum et au chantage des créanciers, le gouvernement grec a réagi de manière exemplaire: en donnant la parole au peuple pour qu’il décide de manière démocratique et souveraine de son propre avenir », poursuit Podemos.

La Grèce a rompu samedi les négociations avec ses créanciers sur une prolongation du programme de prêts en cours et décidé de convoquer un référendum sur les réformes proposées par l’Union européenne.

Selon Podemos, « par leur intransigeance, les créanciers ont démontré que leur principal intérêt n’est pas de résoudre la crise de la dette grecque mais de soumettre et renverser un gouvernement démocratiquement élu pour démontrer qu’il n’y a pas d’alternative » à la politique libérale et d’austérité actuelle.

Interrogé sur l’attitude « exemplaire » de la Grèce, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a répondu: « Il faut tout entendre dans la vie ». Il a affirmé que l’Espagne pour sa part était « un pays sérieux et a eu un gouvernement sérieux » dont la politique a mené à la croissance et à l’emploi.

L’Espagne a renoué avec la croissance en 2014 et recommencé à créer des emplois mais le taux de chômage était encore de 23,78 % au premier trimestre.

Le Quotidien / AFP

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