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Du Trocadéro à la place de la République : les pro-Fillon vs les anti-corruption


François Fillon, accompagné de son épouse Penelope, présidait dimanche au Trocadéro, un "grand rassemblement populaire". (photos AP)

Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées dimanche, au son des casseroles, place de la République à Paris, pour une contre-manifestation contre la corruption, parallèlement au rassemblement de soutien à François Fillon au Trocadéro.

France ElectionDes banderoles « Stop à la corruption » et « L’impunité, ça suffit » étaient déployées sur la statue au centre de la place. Dans la foule, beaucoup ont ponctué les interventions des orateurs en tapant sur des casseroles avec des cuillères en bois. Le rassemblement était rythmé par des ovations pour les juges, et des huées pour François Fillon et Marine Le Pen, la présidente du FN. Ces deux prétendants à l’Élysée ont répliqué aux enquêtes qui les visent par de sévères charges contre la justice.

« Nous voulons des élus propres », a expliqué Christian, 71 ans, venu avec un balai et une pancarte. Il veut croire que cette fois « les citoyens ont fait passer le message ». Un rassemblement « Stop Corruption des élu-e-s » était programmé avant l’annonce mercredi de celui organisé par l’équipe du candidat de la droite. Relayés sur les réseaux sociaux, des appels avaient été lancés ensuite pour dédier aussi cette manifestation au « respect du peuple, de la justice et de la presse ».

La première édition de ce mouvement anti-corruption, qui se revendique « citoyen, pacifique, déclaré, non partisan, non récupéré par un parti ou une organisation, égalitaire et revendicatif », s’est tenue le 19 février. Il a ensuite été décidé de se réunir tous les dimanches à 15h.

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« Mon examen de conscience je l’ai fait »

Sous pression intense de son camp, qui semble préparer sa sortie de la course à l’Élysée et son remplacement par Alain Juppé, François Fillon présidait en même temps, dimanche au Trocadéro, un « grand rassemblement populaire » de dizaines de milliers de ses partisans aux allures de baroud d’honneur.

« Ils pensent que je suis seul, ils veulent que je sois seul, merci pour votre présence, vous qui avez su braver les intempéries, les injonctions, les caricatures et parfois même les invectives », a lancé le candidat de la droite, sous une pluie battante. Ce rassemblement organisé près de la Tour Eiffel, apparaît comme l’une de ses dernières cartouches pour riposter à ceux qui demandent son retrait à cause du scandale provoqué par les emplois présumés fictifs de sa femme Penelope et de deux de ses enfants.

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« Je vous dois des excuses, dont celle de devoir défendre mon honneur et celui de mon épouse alors que l’essentiel est pour vous comme pour moi de devoir défendre notre pays », a martelé le conservateur qui affronte de multiples défections dans son propre camp à 49 jours du premier tour du scrutin. « Je sais bien, croyez-le, quelle est ma part de responsabilité dans cette épreuve. Au-delà des trahisons, du calendrier judiciaire, de la campagne de dénigrement, c’est bien par ma faute que ce projet que je porte, auquel je crois, auquel vous croyez, rencontre de si formidables obstacles », a-t-il ajouté, admettant avoir fait des « erreurs ».

« Mon examen de conscience je l’ai fait », a-t-il encore assuré avant de répéter que ce n’était pas à ses détracteurs de le pousser vers la sortie.

Le Quotidien/AFP

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