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Netanyahu et Trump toujours déterminés à stopper l’Iran


Benjamin Netanyahu, arrivant mardi à la Maison-Blanche, où il a longuement échangé avec Donald Trump. (Photo : afp)

ÉTATS-UNIS Au bout d’une réunion qualifiée de «positive», le président américain et le Premier ministre israélien ont réaffirmé leur refus de voir l’Iran se doter de l’arme nucléaire.

Dans une vidéo diffusée après la réunion par Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien a assuré avoir eu «la meilleure des conversations» avec Donald Trump, expliquant que la rencontre avait notamment porté sur leur «objectif commun : s’assurer que l’Iran ne se dote pas d’armes nucléaires».

De son côté, la Maison-Blanche s’est félicitée sur X d’une «rencontre positive et constructive».

Pour autant, l’entretien à huis clos, qui a duré environ une heure et demie et à l’issue duquel les participants n’ont eu aucun échange avec la presse, ne dissipe pas l’impression de divergences entre eux. Il s’agissait de leur première rencontre depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, et leur huitième depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie avec l’Iran, après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril.

La visite de Benjamin Netanyahu survient à un «moment critique pour le Moyen-Orient», tandis que l’Iran continue «de privilégier le terrorisme plutôt que les négociations» et de bloquer le détroit d’Ormuz, voie navigable stratégique, a déclaré plus tôt mardi Danny Danon, ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies.

Elle intervient par ailleurs alors que le Premier ministre brigue un nouveau mandat, lors des législatives du 27 octobre, et que les derniers sondages le donnent en difficulté.

Les relations entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu s’étaient fortement dégradées en avril, lors des négociations sur un premier cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, Donald Trump s’en prenant alors vertement à son allié israélien accusé de faire obstacle aux efforts diplomatiques.

Le président américain avait notamment qualifié Benjamin Netanyahu de «type très difficile». Le Premier ministre avait concédé des «désaccords tactiques», tout en assurant partager avec son homologue américain les mêmes objectifs dans la guerre.

«Il n’y a pas de désaccord majeur»

Interrogé mardi matin sur des informations selon lesquelles l’Iran fortifie la montagne Kolang («Kolang» signifie pioche en persan), Donald  Trump avait répondu : «Je n’ai pas besoin que Bibi (le surnom de Netanyahu) me dise ça. Bibi me dit ça parce qu’il veut que je reste impliqué». «Je sais exactement ce qui se passe à Kolang, ce n’est pas un gros problème. Si nous ne parvenons pas à un accord, nous le détruirons très facilement», a-t-il dit sur la chaîne Fox News avant la rencontre.

Mardi, ils devaient aussi discuter de la mise en œuvre de l’accord-cadre conclu sous l’égide des États-Unis entre Israël et le Liban en vue de leur sortie de l’état de guerre, dont l’application reste difficile sur le terrain.

Les discussions devaient également porter sur la bande de Gaza, sur fond d’impasse des efforts diplomatiques pour amorcer la reconstruction du territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre entre le Hamas et Israël, et où la situation humanitaire est catastrophique malgré un fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025.

«L’enjeu principal est de montrer au monde entier, à l’Iran, mais aussi au Liban et à d’autres pays en particulier, qu’il n’y a pas de rupture ni de désaccord majeur entre les États-Unis et Israël», affirme Yonatan Freeman, expert en relations internationales à l’université hébraïque de Jérusalem.

Les éventuelles divergences portent davantage, selon lui, sur les moyens (calendrier, intensité des opérations militaires ou objectifs immédiats) que sur les finalités.

Plusieurs médias israéliens, citant des sources politiques, ont rapporté que le cabinet de sécurité avait approuvé le cadre juridique permettant le déploiement d’une force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza, une décision présentée comme un geste envers Washington. Cette force internationale, qui s’inscrit dans le cadre du «Conseil de paix» promu par Donald Trump, constitue l’un des volets du dispositif américain envisagé pour l’après-guerre à Gaza.

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