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L’UE approuve un traitement préventif de la bronchiolite


Pour l'heure, il n'existe pas de vaccin contre cette maladie qui est, actuellement, à l'origine d'une ampleur sans précédent depuis plusieurs années en France et dans d'autres pays européens. Photo d'illustration

L’Union européenne (UE) a approuvé un traitement préventif de la bronchiolite, au moment où une forte épidémie frappe plusieurs pays dont la France, ont annoncé vendredi les groupes AstraZeneca et Sanofi, qui développent ce médicament.

La Commission européenne a approuvé ce traitement, le nirsevimab, « pour la prévention des infections par le virus respiratoire syncytial (VRS) chez le nourrisson », a détaillé le groupe français Sanofi dans un communiqué.

Le VRS est l’un des virus à l’origine de la bronchiolite, une maladie qui frappe surtout les bébés et qui, même si elle est généralement sans gravité, provoque des symptômes souvent spectaculaires et nécessitant parfois une hospitalisation.

Pour l’heure, il n’existe pas de vaccin contre cette maladie qui est, actuellement, à l’origine d’une ampleur sans précédent depuis plusieurs années en France et dans d’autres pays européens.

Le nirsevimab, vendu sous le nom Beyfortus, n’est pas à proprement parler un vaccin, mais fonctionne avec une même intention préventive : administré en une piqûre, il vise à empêcher la survenue de la bronchiolite.

Il s’agit d’un traitement par anticorps de synthèse, qui fournit directement à l’organisme les armes pour lutter contre la maladie. Par contraste, un vaccin permet à l’organisme de développer lui-même ces anticorps.

L’approbation de ce traitement marque une première importante dans la lutte contre la bronchiolite, même s’il ne sera pas distribué assez vite pour influer sur l’épidémie de cette saison. « Beyfortus sera disponible pour la prochaine saison – 2023 – de bronchiolite », a précisé Sanofi.

C’est le premier médicament à être en mesure d’empêcher les formes graves de bronchiolite chez l’ensemble des bébés. Un autre traitement préventif, également produit par le groupe suédo-britannique AstraZeneca, existe déjà, mais il n’est indiqué que pour les enfants à risques ou prématurés.

D’autres traitements de ce type devraient suivre. Une trentaine – vaccins ou anticorps monoclonaux – sont actuellement en phase d’essais cliniques, selon un résumé publié cet été par le Lancet Infectious Diseases.

« La prévention du VRS (est) à portée de main », résumaient ses auteurs, rappelant que ce virus est la deuxième cause de mortalité des nourrissons dans le monde, essentiellement dans des pays pauvres ou à revenus intermédiaires.

Le groupe américain Pfizer a notamment annoncé cette semaine des résultats positifs pour un vaccin anti-VRS, ouvrant la voie à une future approbation.

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