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La CIA refusera tout interrogatoire « torture », même sur ordre présidentiel


Plus question, pour la CIA, de se livrer à ces interrogatoires musclés dans les sous-sols de bâtiments désaffectés. (illustration AP)

Le directeur de la CIA a promis que l’agence de renseignement n’aurait plus recours aux techniques poussées d’interrogatoire, dont la simulation de noyade, contre les suspects de terrorisme. Et ce, même si un nouveau président l’ordonnait.

Les déclarations du patron de la CIA, John Brennan, interviennent alors que le sujet est entré dans la campagne à l’investiture républicaine pour la Maison Blanche. Donald Trump a déclaré que s’il était élu, il rétablirait la torture et ferait « davantage que la simulation de noyade ». Son rival conservateur Ted Cruz a pour sa part argué qu’il ne considérait pas la simulation de noyade comme une forme de torture.

« Je n’accepterai pas d’avoir recours à certaines de ces tactiques et de ces techniques sujettes à polémique », a déclaré John Brennan dans une interview à NBC News diffusée lundi. « Absolument, je n’accepterai pas qu’un agent de la CIA se livre à nouveau au waterboarding » (simulation de noyade, NDLR), a-t-il assuré.

Barack Obama a aboli deux jours après son entrée en fonction début 2009 l’usage de la simulation de noyade ou d’autres techniques poussées d’interrogatoire, après le scandale suscité par leur utilisation, notamment par la CIA sur des suspects de terrorisme.

En 2008, sous l’administration George W. Bush, le directeur de la CIA d’alors, Michael Hayden, avait admis pour la première fois que l’agence de renseignement avait utilisé la simulation de noyade sur trois prisonniers suspectés de liens avec Al-Qaïda, responsable des attentats du 11 septembre.

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