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Donald Trump ressort les droits de douane


La décision de Trump a provoqué, une nouvelle fois, la colère des pays concernés. (Photo : afp)

Le président américain a décidé de s’attaquer à différents pays en leur infligeant des droits de douane supplémentaires.

Après le Canada et le Brésil, une soixantaine d’économies sont à leur tour visées par de nouveaux droits de douane, au moment où les surtaxes temporaires mises en place par Donald Trump en février arrivent à échéance. Depuis vendredi, ces pays voient en effet une surtaxe de 10 % ou 12,5 % s’appliquer à un certain nombre de leurs produits entrant aux États-Unis.

Ceux déjà en voie d’acheminement vers la première économie mondiale ne seront pas concernés s’ils arrivent à destination avant le 28 juillet, à 0 h 01. La Chine, qui fait partie des dizaines de pays frappés à 12,5 %, a dit «s’opposer» à ces nouvelles taxes ainsi qu’à toute «guerre commerciale».

L’Union européenne, à laquelle s’applique la taxation à 10 %, a accueilli en revanche avec soulagement un résultat «conforme aux engagements américains» figurant dans l’accord commercial conclu l’an dernier entre Bruxelles et Washington, selon la Commission européenne. L’Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande – trois alliés des États-Unis en Asie – ont aussi dénoncé ces nouvelles barrières douanières, également fustigées par la Norvège.

Ces surtaxes prennent le relais des droits de douane temporaires de 10 % imposés en février par l’administration Trump après l’annulation par la Cour suprême de la majorité des surtaxes décrétées depuis son retour à la Maison-Blanche.

Les nouvelles mesures sont le résultat d’une enquête, lancée mi-mars par le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, afin de déterminer si les partenaires commerciaux des États-Unis avaient totalement éliminé de leur chaîne d’approvisionnement les produits issus du travail forcé.

«Nous cherchons à mettre fin au commerce de ce type de produits», a expliqué Jamieson Greer sur CNN. «Si vous autorisez l’importation de biens issus du travail forcé, cela crée de la concurrence déloyale envers vos propres produits. Nous voulons que tous les pays disposent du même type de protections», a-t-il ajouté. Les pays disposant d’une législation que les États-Unis estiment incomplète se voient désormais imposer 10 % sur certains de leurs produits. Outre l’UE, c’est le cas du Royaume-Uni, du Mexique ou du Canada. La quarantaine d’autres pays visés verront leurs produits taxés à 12,5 %. La Chine, le Japon, la Suisse ou la Corée du Sud sont par exemple concernés.

L’énergie et les matières premières qui ne sont pas produites aux États-Unis devraient toutefois être exclues de la liste des produits concernés.

Selon Greta Peisch, avocate spécialiste en commerce international, l’objectif est «de garder la main et de maintenir la pression pour que les pays continuent d’appliquer les accords commerciaux qui ont été signés, et peut-être en négocier d’autres dans le futur». «Il y a ce fil rouge, même si les droits de douane varient fortement et changent de justification entretemps», a-t-elle ajouté.

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