Illustrant plus de deux siècles d’histoire ardoisière, le site de Haut-Martelange a lancé officiellement sa candidature au patrimoine mondial de l’Unesco.
C’est une étape majeure pour la reconnaissance internationale d’un site emblématique du patrimoine industriel luxembourgeois. Porté par le musée de l’Ardoise, avec le soutien du ministère de la Culture, de la Commission luxembourgeoise pour l’Unesco et de la commune de Rambrouch, le paysage ardoisier de Haut-Martelange vient de candidater au patrimoine mondial de l’Unesco. Le projet vise, dans un premier temps, à inscrire ce paysage culturel unique sur la liste indicative au niveau national, en vue d’une future inscription officielle sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
La cérémonie s’est tenue ce lundi 4 mai au musée de l’Ardoise en présence du ministre de la Culture. «La candidature au patrimoine mondial de l’Unesco constitue un levier majeur pour renforcer l’attractivité touristique du site des anciennes ardoisières, a souligné Eric Thill. À moyen terme, elle contribuera également au rayonnement de toute une région bien au-delà de nos frontières.»
Une approche durable du tourisme
Situé au nord-ouest du Luxembourg, le site de Haut-Martelange illustre plus de deux siècles d’histoire ardoisière. Racheté par l’État en 2003 et classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, le site connaît aujourd’hui une renaissance sous l’impulsion des multiples bénévoles, de l’association Les Amis de l’Ardoise, du musée de l’Ardoise, et revit grâce aux projets menés par l’Institut national pour le patrimoine architectural.
Une inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco représenterait, au-delà de la reconnaissance culturelle, un axe de développement territorial et économique pour la région. Elle contribuerait également à promouvoir une approche durable du tourisme.