À partir de ce vendredi 22 mai débute la 21ᵉ édition de la Nopeschfest, la traditionnelle Fête des voisins. L’événement franchit cette année un nouveau palier avec 61 communes participantes.
La Fête des voisins aura lieu à partir de ce vendredi au Luxembourg. Après plus de vingt ans d’existence sous la gestion de l’Association luxembourgeoise des solidarités de proximité (ALSP), c’est l’Association de soutien aux travailleurs immigrés (ASTI) qui reprend l’organisation de l’événement, avec le soutien de l’ALSP et de la Maison des associations.
Cette transition est motivée par une volonté de renforcer les valeurs d’inclusion, comme le souligne Maida Halilovic, responsable de l’Agence interculturelle de l’ASTI, lors de la présentation du rendez-vous : «La Fête des voisins, c’est souvent présenté comme un moment convivial, un repas partagé… mais en réalité c’est bien plus que ça. Aujourd’hui, dans une société où tout va très vite, où l’on peut parfois vivre côte à côte sans réellement se connaître, recréer du lien de proximité devient essentiel.»
L’équipe organisatrice se félicite d’un nouveau palier atteint, avec un record de 61 communes et villes prenant part à l’événement, soit une quinzaine de plus que les années précédentes. Et la logistique a été allégée pour les communes : «Nous avons eu la possibilité de proposer gratuitement aux communes le matériel de promotion grâce à une commande groupée», précise Marc Faber, de l’ASTI.
«Le vivre-ensemble prend vie dans les gestes simples»
Le cœur de la Nopeschfest réside dans l’intégration interculturelle, offrant une opportunité d’inclure les nouveaux arrivants dans la vie de quartier. «Le vivre-ensemble ne se construit pas uniquement à travers des lois ou des discours politiques, il prend vraiment vie dans les gestes simples du quotidien : saluer, prendre des nouvelles, partager un moment avec ses voisins», insiste Maida Halilovic. L’objectif est clair : «transformer des voisins inconnus en visages familiers», car «autour d’une table, les barrières tombent plus facilement et on découvre l’autre autrement».
Cette dynamique de proximité séduit bien au-delà des simples particuliers et inspire les associations. À l’image de Dalila Kamunga, représentante du Tiers-lieu d’Eich, qui témoigne de l’importance d’unir les forces cette année : «On s’est dit que ce serait chouette d’inclure d’autres partenaires qui sont acteurs localement.» Une preuve concrète que pour cette édition 2026, l’initiative locale est plus que jamais le ciment de toute la communauté.
De notre collaborateur Joachim Favaro-Chine