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Novembre noir pour les usagers du TER Lorraine


Jean-Pierre Masseret déplore « la dégradation de la qualité de service du TER » dans une lettre particulièrement rude à Jacques Weill, directeur régional de la SNCF. (photo Pierre Heckler)

Le président du conseil régional de Lorraine, Jean-Pierre Masseret, a adressé une lettre incendiaire au directeur régional de la SNCF. Retards, TER supprimés, désinvolture… La SNCF fait amende honorable et promet du changement. Bientôt.

Les usagers du TGV Est et du TER Lorraine ont connu, mercredi, une nouvelle journée difficile. Une fuite de gaz au poste de commandement à distance de Pagny-sur-Moselle a entraîné, à 11h45, l’évacuation des locaux ainsi que celui, voisin, abritant le poste de commande centralisé régional. Le premier gère la circulation du TGV Est, le second celle des TER. Pendant 45 minutes, le trafic a été totalement paralysé. Une heure supplémentaire a ensuite été nécessaire pour que tout rentre dans l’ordre. Au total, 8 TGV et 20 TER ont été impactés.

800 trains supprimés en novembre

Las. Mauvaise série pour les usagers de la SNCF. Ce retard, mercredi tout à fait compréhensible, s’ajoute à d’autres moins audibles ces dernières semaines. Jean-Pierre Masseret, président socialiste du conseil régional de Lorraine, en pleine campagne électorale pour la présidence de la Grande Région, goûte peu l’exaspération des usagers et tout particulièrement celle des travailleurs frontaliers au bord de la crise de nerfs. L’élu et candidat a adressé une lettre particulièrement rude à Jacques Weill, directeur régional de la SNCF, déplorant « la dégradation de la qualité de service du TER ». Retards à répétition, 800 trains supprimés en novembre, « attitudes et propos parfois désinvoltes de certains employés de la SNCF… N’en jetez plus ! C’est un ras-le-bol cumulatif », décode Patrick Hatzig, vice-président du conseil régional, chargé des transports.

Le contrôle rétabli aux frontières a rendu l’A 31 quasi impraticable aux heures de pointe. Un report s’est naturellement opéré sur le TER. Un bon réflexe, sauf que le transport en commun ne tient pas ses promesses. « La SNCF a voulu bien faire en doublant certaines rames, mais elle ne les a pas doublées aux moments les plus fréquentés », assure Patrick Hatzig.

« Pas à la hauteur du service »

« Nous avons la ferme intention de redresser la situation, qui n’est pas à la hauteur du service que nous souhaitons apporter à nos clients », convient Jacques Weill. En période de pointe, il reconnaît que 4 TER sur 5 accusent un retard sur l’axe Nancy-Metz-Luxembourg qui concentre à lui seul plus de 40 % du trafic ferroviaire.

La SNCF explique ces perturbations par « une combinaison de facteurs internes et externes ». Les premiers sont les plus préjudiciables. Un accident en Pays de la Loire avec une motrice de type X73 500, dont certaines sont en circulation en Lorraine, a demandé des contrôles renforcés. Mais cette exigence est tombée au cœur d’une grève perlée au centre de maintenance de rames. Ce mauvais alignement des planètes a notamment entraîné la flambée des suppressions de trains.

Les raisons externes invoquées, sans être anecdotiques, sont moins significatives comme ces « rampes affectées par des chocs avec des animaux » ou encore « quelques actes ou colis suspects ».

La SNCF se veut rassurante et annonce la fin de la grève au technicentre pour le 4 décembre. Deux jours à tenir encore. Trois nouvelles rames pour la fin de l’année, renforcement du cadencement à partir d’avril 2016… Demain sera radieux. D’ici là, les usagers doivent prendre leur mal en patience.

Le Républicain lorrain

 

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