Ces cinq dernières années, de jeunes maraîchers sont apparus sur les marchés. Mus par l’envie de commercialiser un produit bon pour la santé et la planète, ils doivent toutefois jongler avec le climat lorrain et faire face à leurs concurrents du Sud. Alors, quels sont leurs arguments pour gagner les papilles des consommateurs ?
Un coup d’œil aux salades en ce samedi de printemps, où le soleil déjà fort se bataille avec un vent encore frais. « Elles ont un peu soif. Je vais leur donner de l’eau. » Car sous la serre, la chaleur serait plutôt celle d’une après-midi de juillet. Sur son terrain, implanté à Les Baroches, Julien Nez ouvre la seconde ouverture de la toile plastifiée et déclenche l’arrosage. D’ici une semaine, le maraîcher va rouvrir à son domicile son point de vente, appelé Champ noir, comme sa production. «J’attends d’avoir suffisamment de légumes à proposer pour le faire.» Si, avant de travailler la terre, le jeune agriculteur s’est essayé à tous les métiers, il sait désormais qu’il ne changera pas de voie ...
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