Accueil | Grande Région | La manifestation des élèves dégénère à Liège

La manifestation des élèves dégénère à Liège


La Fnac a été ciblée par les manifestants. (Photo : éda)

Les vitrines de la Fnac ont notamment été prises pour cible ce mercredi 7 octobre lors de la manifestation des lycéens. 

Les jours se suivent et se ressemblent à Liège… Après un mardi particulièrement chaotique durant lequel d’importantes dégradations ont été commises dans l’hypercentre, les élèves émeutiers se sont une nouvelle fois rassemblés place Saint-Lambert et place de la République-française, en début d’après-midi ce mercredi 7 octobre.

Et comme ce mardi, si la situation semblait calme au départ, des feux boutés aux abribus ont notamment nécessité l’arrivée des pompiers. Escortés par la police, les hommes du feu ont pu éteindre l’incendie qui se propageait aux arbres de la place… Et c’est alors que la confrontation entre les manifestants et la police s’est intensifiée.

Repoussés par des lances à haute pression

La situation était alors particulièrement tendue dans le centre-ville de Liège. Peu avant 17 h 30, des manifestants s’en sont pris à la Fnac, située rue Joffre. Plusieurs individus masqués ont jeté des pavés en direction de la vitrine, avant de la fracasser en se jetant contre celle-ci.

La police a rapidement répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes afin de disperser la foule et de faire reculer les manifestants. La tension est restée vive dans le centre-ville, alors que plusieurs commerces étaient également confrontés à des dégradations et que les forces de l’ordre tentaient de contenir la situation.

Un message BE-Alert a été émis à destination des commerçants de Liège afin que ceux-ci ferment leurs enseignes, a indiqué mercredi la police liégeoise. Celle-ci évoquait d’«importantes émeutes en cours». La gare des Guillemins était également fermée pour les mêmes raisons.

Mardi déjà, les manifestations de lycéens ont été émaillées de violences à Liège. Ce mouvement de colère, qui est alimenté par le malaise des enseignants en Belgique francophone, a éclaté la semaine dernière dans le sillage des protestations en France. Des policiers en tenue antiémeute ont dû faire usage de gaz lacrymogène à partir de l’après-midi pour disperser la foule en centre-ville, où plusieurs commerces ont été vandalisés et du mobilier urbain détruit. Des pillages ont eu lieu. Le calme n’est revenu que vers 21 h et il y a eu au total une cinquantaine d’arrestations pour trouble à l’ordre public, selon la police. Plusieurs policiers ont été blessés.

Camille Jahier et Marc Bechet
(L’Avenir, avec l’AFP)

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.