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L’ADR poussé par l’AfD?

Il réfute toute convergence politique avec l’AfD, qui ne cesse de gagner en popularité en Allemagne. Mais l’ADR profiterait-il de la montée en puissance du parti d’extrême droite allemand? La question se pose au vu des résultats du sondage Ilres publié mardi par nos confrères de RTL et du Wort. Le parti ultraconservateur, que l’on peut qualifier de populiste de droite, recueillerait 12,8 % des suffrages aux prochaines législatives, soit un bond de 3,2 points par rapport au scrutin de 2023. Un record qui lui permettrait de décrocher 8 sièges à la Chambre, contre 5 actuellement. La formation emmenée par Alexandra Schoos et Fred Keup resterait toutefois loin des résultats enregistrés par l’AfD en Allemagne.

Un rapprochement de l’ADR avec le ton adopté par l’AfD permettrait-il de progresser encore dans les sondages? Le député Tom Weidig a affirmé lors de la conférence de presse de rentrée de son parti que «tout le monde» sait quelle est la cause de la hausse de la criminalité ou des agressions physiques : «Ce sont des étrangers qui (…) se trouvent illégalement dans le pays ou qui sont engagés dans une procédure d’asile sans avoir de chance d’obtenir l’asile.» Il faudrait, selon lui, les expulser sans la moindre indulgence. Une sortie stigmatisante parmi d’autres.

L’ADR clame ainsi être le seul parti «à briser des tabous» et se dit convaincu de remporter les législatives de 2028. On le voit pourtant mal talonner les «grands», malgré leur perte de vitesse. Dans les sondages en Allemagne, la CDU/CSU du chancelier Merz n’est plus créditée que de 21 % des intentions de vote, tandis que les sociaux-démocrates du SPD obtiendraient à peine 13 %. Au Luxembourg, le CSV, encore proche des 30 % en 2023, chuterait à 22,8 %. Son partenaire, le DP, est en embuscade, mais continue de stagner autour des 20 %. Un cap que le LSAP (18,2 %) ne semble pas près de franchir. La principale conclusion du sondage RTL/Wort reste cependant que le CSV et le DP ne disposeraient plus d’une majorité. Une coalition à trois partis deviendrait alors incontournable. L’ancienne alliance DP-LSAP-déi gréng obtiendrait, par exemple, une confortable majorité de 34 sièges. Mais, à deux ans du scrutin, tout cela relève encore de la politique-fiction.

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