Le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Abdallah ben Zayed Al Nahyane, a effectué une visite de travail à Luxembourg vendredi. Il a rencontré le Grand-Duc Guillaume, le Premier ministre, Luc Frieden, et le ministre Xavier Bettel pour des discussions concernant, évidemment, la situation dans le Golfe et au Moyen-Orient où un fragile cessez-le-feu, au Liban et en Iran, tient pour l’instant malgré les déclarations de Donald Trump et les menaces de représailles de Téhéran. Lors des entretiens, le ministre Xavier Bettel a rappelé la position du Grand-Duché dans ce conflit qui tétanise l’économie mondiale et a provoqué une nouvelle crise énergétique qui commence à avoir des conséquences en Europe : une désescalade ainsi qu’une solution diplomatique pour résoudre les tensions dans la région. Un vœu pieux que martèlent toutes les chancelleries européennes.
Pour l’instant, Donald Trump est toujours aussi difficile à décrypter, multipliant les sorties et les annonces sur «sa» guerre en Iran. À l’heure où ces quelques lignes seront imprimées, pas d’attaque, que des menaces. Mais qui sait? On connaît le locataire de la Maison-Blanche. Les discussions semblent donc se poursuivre entre deux invectives mais ont, logiquement, bien du mal à avancer. Téhéran ne lâchera jamais son programme nucléaire comme le demande Washington. Et Trump tient à sa victoire. Ce dialogue de sourds est ponctué de sorties sur les réseaux de chaque camp. On n’en sort pas. Et au milieu se trouvent des populations civiles prises au piège de ce bras-de-fer. Avec, déjà, des milliers de morts. Combien en faudra-t-il encore?
Le monde regarde impuissant cette situation s’enliser. Chez nous, en Europe, tous les pays tentent de parer aux hausses des prix et notamment des coûts de l’énergie. Le Luxembourg va aussi bien suivre, mais le mal va une nouvelle fois laisser des traces même si, par on ne sait quel miracle, la situation dans le détroit d’Ormuz est débloquée dès ce lundi. Une nouvelle année difficile se profile. En attendant la prochaine crise.