Les hausses en cascade vont se poursuivre, que ce soit pour le pétrole ou pour le gaz. Rien n’est réglé sur les marchés qui ont les yeux rivés sur le détroit d’Ormuz et les pays du Golfe. Dimanche, les États-Unis et l’Iran ont décidé de jeter à nouveau un peu d’huile sur le feu en s’envoyant bombes et missiles. Le monde va devoir s’habituer à cette situation : la guerre entre les deux pays risque de s’éterniser des mois, voire des années, ponctuée de temps en temps par des poussées de fièvre, avec pour conséquence une énième déstabilisation de nos économies.
Côté facture, ça s’envole au même rythme que les avions de chasse américains à l’autre bout du globe. Le pétrole est toujours aussi cher et il va falloir vivre encore bien longtemps avec des prix élevés en se disant que, malheureusement, ils pourront devenir stratosphériques à tout moment. Eh oui, il est bien loin le temps où le super sans plomb ou le diesel coûtaient largement moins d’un euro au Luxembourg. Ceux qui ont connu cette époque bénie peuvent verser une petite larme de nostalgie.
Mais évidemment, il n’y a pas que le prix de l’or noir qui va grimper. Le gaz suit la même courbe et cela va coûter cher de se chauffer cet hiver. Et l’effet domino va se mettre en place : les coûts de l’énergie vont se répercuter sur l’ensemble de ce que nous achetons, consommons. Que ce soit des objets, des services, des matières premières. Au final, c’est le consommateur qui va financer tout ça. En plus, cette année, les denrées alimentaires risquent de prendre aussi quelques dizaines de centimes au kilo vu la canicule que nous avons subie et les dégâts dans les champs. Oui, la rentrée va être à nouveau morose. Le plus compliqué dans cette histoire, c’est que nous, Européens, n’avons quasiment aucune emprise pour faire baisser drastiquement ces prix de l’énergie. Nous subissons. Point. Certains particuliers décident d’agir et tentent de se libérer de ces énergies fossiles en achetant un véhicule électrique, en s’équipant de panneaux solaires… De beaux gestes, mais qui ne suffisent pas, bien sûr, à accélérer cette transition. Quand est-ce que l’Europe lancera sa propre guerre? Mais une guerre de l’indépendance énergétique?