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Course présidentielle

La rentrée n’a pas encore eu lieu en France que ça se bouscule déjà pour devenir candidat à l’élection présidentielle. Le socialiste Raphaël Glucksmann a annoncé officiellement dimanche qu’il était prêt à s’engager dans la bataille. Le candidat devra franchir, normalement, l’étape de la primaire à gauche avant de se lancer dans la bataille électorale face au Rassemblement national qui caracole en tête, un Édouard Philippe qui veut sa revanche après avoir été le Premier ministre d’Emmanuel Macron et un Jean-Luc Mélenchon toujours aussi véhément.

Nous ne dévoilerons pas la liste des autres candidats, nous n’aurions pas assez de place, mais le scrutin s’annonce décisif pour l’avenir du pays et aussi de l’Europe, chahutée depuis des années maintenant par les percées de l’extrême droite dans différents pays. Ces partis disent tout le mal qu’ils pensent de Bruxelles et souhaitent donner un coup de pied dans la fourmilière. Quitte à fragiliser notre continent pour le seul intérêt de leur pays. Notre Europe n’a jamais été autant en danger. Les nombreuses fractures, nées au fil des crises ces dernières décennies, sont autant de points faibles dans lesquels s’engouffrent les adversaires de notre très chère Union.

Les sondages donnent pour l’instant le Rassemblement national vainqueur, mais nous sommes encore bien loin de l’échéance. Qui sera qualifié au second tour pour affronter Marine Le Pen? Là aussi, difficile de prévoir. L’affrontement s’annonce en tout cas violent, tant les différences idéologiques entre les candidats sont importantes. Les deux quinquennats d’Emmanuel Macron n’ont pas été de tout repos.

On se rappelle le long épisode des gilets jaunes, puis le coronavirus qui a encore accentué les rancœurs de la population pour de bonnes ou de mauvaises raisons. La réforme des retraites a fini par briser en mille morceaux la société française, mais aussi son Assemblée nationale qui n’a pas de majorité absolue et s’enfonce mois après mois dans des débats et querelles stériles. À partir de la semaine prochaine, les choses sérieuses vont débuter et la course sera lancée pour huit mois de débats. Huit longs mois.

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