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« Pas de temps à perdre »: la suite de l’autobiographie de Mandela


(Photo : AFP)

La suite de l’autobiographie de Nelson Mandela « Un long chemin vers la liberté » sera publiée jeudi après qu’un écrivain eut terminé l’oeuvre qu’avait commencée à écrire le héros de la lutte anti-apartheid.

Intitulé « Pas de temps à perdre » (« Dare not Linger »), le livre évoque les cinq ans qu’a passés Nelson Mandela à la tête de l’Afrique du Sud, après la fin officielle du régime de l’apartheid en 1994.

Premier président démocratiquement élu en Afrique du Sud (1994-1999), prix Nobel de la paix, « Madiba » est décédé le 5 décembre 2013 à l’âge de 95 ans. Figure militante majeure du Congrès national africain (ANC – au pouvoir depuis 1994), il a été emprisonné en 1962 et envoyé dans le bagne terrible de Robben Island, au large du Cap. Il ne sera libéré qu’en 1990.

L’autobiographie « Un long chemin vers la liberté » (« Long Walk to Freedom »), publiée peu de temps après le scrutin de 1994, s’est vendue à plus de 14 millions d’exemplaires dans le monde, et a inspiré un film où l’acteur Idris Elba interprète l’icône sud-africaine.

Une suite en dix chapitres entre 1998 et 2002

Nelson Mandela avait écrit à la main, notamment sur des feuilles volantes, une suite en dix chapitres entre 1998 et 2002. Il a pris sa retraite de la vie publique en 2004. L’auteur Mandla Langa a terminé cette suite en utilisant les notes de Mandela lors de sa présidence, des interviews de l’ex-président et grâce à un travail de recherche. Selon la Fondation de Nelson Mandela, le projet est le résultat d’une collaboration « à part égale » entre Nelson Mandela et son co-auteur.

Le titre de ce livre est extrait de la phrase de fin de son autobiographie: « avec la liberté viennent aussi les responsabilités, et je n’ai pas de temps à perdre, car je ne suis pas arrivé au bout de mon long chemin ».

Dans un prologue au début de cette suite, Graça Machel, la veuve de Nelson Mandela, explique que son mari avait eu des difficultés à la terminer à cause notamment « des exigences du monde à son égard, de son âge avancé et de distractions de toutes sortes ». « Lors des dernières années de sa vie, il en parlait souvent (…) il s’inquiétait de ce travail non achevé », a-t-elle confié.

La maison d’édition britannique Pan Macmillan la décrit « comme un compte-rendu saisissant et inspirant de la présidence de Mandela, d’un pays en pleine mutation et de l’avènement d’une nouvelle démocratie ».

Le Quotidien / AFP

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