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Sarkozy veut que « chacun maîtrise son vocabulaire »


"Je ne laisserai pas caricaturer le projet des Républicains", a prévenu le président des Républicains. (Photo AFP)

Nicolas Sarkozy a appelé lors d’une réunion publique samedi à Saint-Étienne (Loire) « chacun » à « maîtriser son vocabulaire », tandis que Nadine Morano a créé la polémique après ses propos controversés sur la « race blanche ».

« Je veux que chacun maîtrise son vocabulaire. Je ne laisserai pas caricaturer le projet des Républicains. C’est un projet pour tous les Français, quelle que soit leur couleur de peau, quel que soit leur statut, quelle que soit leur origine, quel que soit leur âge, quel que soit leur sexe, quels que soient les choix politiques qu’ils ont fait », a déclaré le président des Républicains, qui n’a pas cité le nom de la députée de Meurthe-et-Moselle dans son discours.

Nicolas Sarkozy s’exprimait devant 700 militants réunis à Saint-Étienne pour soutenir la liste conduite par Laurent Wauquiez en Auvergne et Rhône-Alpes pour les élections régionales de décembre prochain.

« Les petites déclarations pour se faire plaisir, parler dans les journaux c’est possible à une condition : à l’arrivée, ça sert le combat politique collectif que l’on mène ou ça le dessert. Si ça le dessert, abstenez vous », a-t-il ajouté, estimant que sa « tâche » était « souvent compliquée par la caricature de propos maladroits ou inappropriés »

« Ce qu »il faut, c’est que vous m’aidiez à convaincre tous que la publicité personnelle de quelques uns on en a plus qu’assez. On veut que l’équipe se mette au travail tous ensemble, unie avec la même ambition de redressement de la France », a lancé l’ancien président de la République.

Concernant les réfugiés qui meurent en Méditerranée, Nicolas Sarkozy s’est dit « révulsé par la façon dont Madame Le Pen ose parler des ces être humains (…) il y a entre eux et nous une conception de l’humanité, du respect de la vie qui est irréconciliable. Et peu m’importe les conséquences politiques de ce que je dis ».

Le président des Républicains a enfin réitéré sa distinction entre « les réfugiés politiques et les réfugiés de guerre syriens qui ont vocation à retourner en Syrie à la minute où la guerre est terminée », ajoutant que « les Chrétiens d’Orient ont vocation à pouvoir continuer à vivre en Orient comme ils le font depuis des siècles ».

« Puisque nous allons devoir recevoir des réfugiés pendant le temps de la guerre, il faut avoir le courage de dire que nous n’avons plus de place pour recevoir des immigrés économiques parce que le peu de place que nous avons doit être consacré à ceux qui sont en situation d’urgence », a conclu Nicolas Sarkozy.

AFP

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