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Quand Langers parle du quintuplé de Lewandowski


Robby Langers avait fait l'objet cet été d'une page spéciale dans le journal L'Équipe.

Auteur en 1990 d’un quadruplé avec Nice contre Strasbourg, le Luxembourgeois Robby Langers évoque les 5 buts de l’attaquant du Bayern, Robert Lewandowski.

LE QUINTUPLÉ : «Il a eu de la chance de ne pas tomber sur Paul Philipp!»

Robby Langers : «Quand j’ai appris ça (mardi) soir, j’ai cru que c’était une blague. Parce que bon, faut quand même se rendre compte d’une chose, ce qu’il a fait là, on n’est pas prêt de le revoir. Cinq buts en neuf minutes, c’est complètement inouï ! Le défenseur qui était chargé de le surveiller a dû passer une bien mauvaise nuit. Quelque part, Lewandwski a eu de la chance de ne pas tomber sur Paul Philipp ! Après le troisième but, il l’aurait tué!»

LE CONTEXTE : «J’aurais aimé jouer dans cette équipe du Bayern…»

«Mon quadruplé, je l’inscris contre Strasbourg en match retour du barrage pour le maintien en D1. À l’aller, on avait perdu 3-1 et j’avais inscrit ce but à l’extérieur qui nous permettait d’espérer renverser la vapeur chez nous en cas de victoire par deux buts d’écart. L’ambiance était extraordinaire. Je ne sais pas exactement combien il y avait de spectateurs mais ils étaient 10  000 ou 15  000 à l’extérieur. Bref, l’enjeu était conséquent et sans doute plus décisif que ce Bayern  –  Wolfsburg même si c’en n’était pas moins un choc de Bundesliga. Après, le contexte ne se limite pas au stade et à l’ambiance. Lewandowski met cinq buts dans une équipe du Bayern ultra-offensive. Ça n’enlève rien à son mérite, mais c’est plus facile de marquer quand t’es dans une grande équipe car, à tes côtés, t’as des gars qui vont vite, savent jouer et, surtout, jouent pour toi. J’aurais aimé jouer dans cette équipe du Bayern…»

langers

Robby Langers avait marqué un quadruplé retentissant lors de la saison 1989-1990 lors du match retour de barrage pour le maintien en première division entre le RC Strasbourg et l’OGC Nice (3-1, 0-6).

L’ÉVOLUTION:  «Si dans ton équipe, tu n’as que des cracks…»

«Voir des joueurs marquer quatre ou cinq buts devient de plus en plus fréquent. Lewandowski avait déjà sorti le Real Madrid à lui tout seul en Ligue des champions en inscrivant quatre buts à Santiago Bernabeu (NDLR  : avec Dortmund le 25 avril 2013 en demi-finale). Les défenses ne sont pas plus mauvaises qu’avant, c’est juste qu’aujourd’hui, une équipe peut aligner autant d’étrangers qu’elle le souhaite. Et si dans ton équipe, tu n’as que des cracks, le jeu gagne en vitesse, en maîtrise et tu as quand même beaucoup plus de situations favorables pour marquer.»

LE RESSENTI : «Tu es comme en transe»

«De ce quadruplé, quand je descends à Nice, on m’en parle encore. Je serai mort que les gens en parleront… À Nice, après un but, quand je sautais au grillage de la tribune, il y avait une sorte de communion avec le public. Tu es comme en transe. Lewandowski a dû ressentir la même chose. Mais cinq fois en neuf minutes.»

L’IMPACT : «Après ce quadruplé, je devais signer au Paris SG»

«Lewandowski est un grand joueur mais ne jouit pas de la même notoriété que Ronaldo ou Messi. Mais ce quintuplé, dont tout le monde parle, va gonfler un peu plus sa cote. Mon quadruplé contre Strasbourg, toute la presse française en avait parlé. Il ponctuait une saison où j’avais quand même inscrit 17 buts en championnat – hors barrage – et je devais signer au Paris SG. J’avais rencontré deux fois le président Borrelli et on était d’accord. Mais Nice demandait une trop grosse indemnité de transfert et ne m’a pas laissé partir. Je n’avais pas d’imprésario pour mettre la pression.»

Charles Michel

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