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Paiements, virements : l’UE veut mieux encadrer les frais de changes


Les consommateurs optent souvent pour une devise qui leur est familière "mais n'ont aucune idée qu'ils paient plus cher", pointe la Commission. (illustration AFP)

La Commission européenne a proposé mercredi que les Européens soient « parfaitement informés » du montant des frais de change lorsqu’ils effectuent un paiement, retirent des espèces ou règlent en ligne dans l’UE avec leur carte bancaire.

« De cette façon, les consommateurs seront en mesure de comparer le coût des différentes offres de conversion monétaire pour procéder à un choix équitable », explique l’exécutif européen dans un communiqué.

Quand un consommateur européen utilise sa carte bancaire à l’étranger ou pour un paiement en ligne, il lui est souvent proposé de payer dans la monnaie locale ou sa propre monnaie. S’il choisit la monnaie locale, il ne découvre le montant des frais de change que quelques jours plus tard sur son compte en banque. S’il opte pour sa propre monnaie, un prestataire de service convertit le montant de l’opération en échange d’une rémunération. Cela permet au consommateur de savoir précisément combien il va payer, mais lui coûte généralement plus cher. Le texte de la Commission cible particulièrement cette dernière pratique, dite de « taux de change dynamique ».

« Il est grand temps de lever le voile sur l’opacité de cette pratique », a commenté Monique Goyens, directrice générale du Bureau européen des unions de consommateurs. « Les consommateurs préfèrent souvent payer dans une devise qui leur est familière, mais n’ont aucune idée qu’ils paient plus cher. J’applaudis la décision de la Commission de renforcer la transparence en la matière », a-t-elle ajouté.

La Commission a également proposé mercredi que le coût d’un paiement transfrontière en euros effectué à partir d’un État membre n’appartenant pas à la zone euro soit considérablement réduit. Un virement en euros de la Bulgarie vers la Finlande – membre de la zone euro – peut par exemple être aujourd’hui facturé jusqu’à 24 euros par les banques, souligne la Commission. Bruxelles propose donc qu’à l’avenir, une telle opération transfrontière soit facturée au même prix que l’opération équivalente réalisée dans l’État membre concerné. Cette proposition doit permettre de faire « bénéficier les citoyens et entreprises dans les pays hors zone euro des mêmes conditions que celles appliquées aux résidents de la zone euro », a insisté le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis. Ces propositions doivent désormais être soumises au Parlement européen et au Conseil de l’UE.

Le Quotidien/AFP

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