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La France compte 66,1 millions d’habitants


Entre 2010 et 2015, 75 départements ont vu leur population augmenter. (illustration AFP)

Plus de 66 millions de personnes vivaient en France métropolitaine et dans quatre départements d’outre-mer au 1er janvier 2015, selon des chiffres définitifs publiés mercredi par l’Insee, qui montrent une hausse annuelle moyenne de population de 0,5% depuis 2010.

La France, hors Mayotte (devenue officiellement le 101e département français le 31 mars 2011), comptait 66 190 280 habitants, selon ces chiffres des « populations légales », soit une hausse de 283 294 habitants par rapport aux données arrêtées au 1er janvier 2014, et publiées il y a un an par l’Insee. Calculé à partir des informations collectées lors des enquêtes de recensement, ce chiffre définitif inclut les départements de Guadeloupe, Guyane, Réunion et Martinique.

Selon l’institut national de la statistique, en 2015 la France comptait 1,5 million d’habitants de plus qu’en 2010, soit une hausse moyenne de 0,5% par an. Sur les 35 399 communes de France, 261 comptaient moins de 30 habitants. Une personne sur cinq vivait dans l’une des 100 communes les plus peuplées du pays. Les chiffres de populations légales, qui feront l’objet d’un décret publié au Journal officiel avant le début de l’année 2018, déterminent le montant de la dotation que l’État verse à chaque commune pour assurer son fonctionnement, le niveau de l’indemnité des conseillers municipaux, le mode de scrutin qui s’applique pour les élections municipales, ou encore le nombre de pharmacies qui peuvent être implantées dans la commune, précise l’Insee dans un communiqué.

Plus de départs que d’arrivées dans le Nord-Est

Entre 2010 et 2015, 75 départements ont vu leur population augmenter. Néanmoins, selon un focus sur les populations départementales, les évolutions sont différentes d’un territoire à l’autre en fonction des mouvements naturels (naissances et décès) et des mouvements migratoires (entrées et sorties sur un territoire). L’Ile-de-France, les départements d’outre-mer, et ceux où sont établies les grandes métropoles (Rhône, Bouches-du-Rhône) concentrent la jeunesse. Les excédents naturels (plus de naissances que de décès) ont ainsi culminé en Guyane (+2,3% de solde naturel), dans les départements franciliens ou encore à La Réunion (+1%).

A l’inverse, dans les départements du centre et du quart sud-ouest (Gers, Lot, Charentes), où la population est plus âgée, les décès ont été supérieurs. Le solde naturel est « particulièrement déficitaire » dans la Creuse (-0,8%), la Nièvre ou le Cantal (-0,5%), selon l’Insee. Mais les évolutions de population dues aux migrations « offrent une image presque inversée » du territoire, souligne-t-il. Ainsi, les départements du nord-est de la France, jusqu’au nord de l’Ile-de-France, Paris inclus, ont connu plus de départs que d’arrivées sur leur territoire, tandis qu’au sud de cette ligne, les arrivées de population ont été supérieures.

La contribution de l’excédent migratoire à la croissance démographique a été particulièrement élevée en Corse, dans l’Hérault, la Gironde, les Landes ou les Pyrénées-Orientales (plus de 1% de solde migratoire). La bordure méditerranéenne (Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes) a connu en revanche un léger fléchissement. En comptant à la fois mouvements naturels et migratoires, c’est en Guyane, Auvergne-Rhône-Alpes, sur la façade atlantique, en Occitanie, Ile-de-France et Corse que la population a crû le plus fortement sur cette période.

Le Quotidien/AFP

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