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Héritage Johnny : pas d’accord en vue avant un nouveau rendez-vous judiciaire


Depuis plusieurs mois, Laura Smet et David Hallyday contestent le testament du rockeur rédigé au profit de sa veuve Laeticia et de leurs filles. (photo archives AFP)

Le conflit sur l’héritage de Johnny Hallyday risque de durer : la justice doit fixer jeudi à Nanterre le calendrier de la procédure au fond intentée par les aînés du chanteur alors qu’un règlement à l’amiable semble plus que jamais compromis.

Depuis plusieurs mois, Laura Smet et David Hallyday contestent le testament du rockeur, décédé en décembre à 74 ans des suites d’un cancer, considérant qu’il les déshérite au profit de sa veuve Laeticia et de ses deux filles cadettes Jade et Joy.

Les deux aînés font valoir que c’est bien le droit français, qui interdit de déshériter ses enfants, qui doit s’appliquer et non le droit américain, sous l’empire duquel le testament a été rédigé en 2014. A l’issue d’une procédure en urgence à Nanterre, le frère et la sœur ont obtenu, le 13 avril, le gel d’une partie des avoirs de leur père – ses droits artistiques et deux de ses quatre propriétés – en attendant que le litige soit tranché sur le fond, ce qui pourrait prendre des années.

C’est le coup d’envoi de cette procédure qui doit avoir lieu jeudi au tribunal de grande instance de Nanterre : lors d’une audience non-publique, le juge doit déterminer le calendrier des étapes préparatoires d’un éventuel procès, en présence ou non des avocats. Il peut aussi, si les parties en sont d’accord, ordonner une médiation, ce qui permettrait d’éviter un procès.

Mi-avril, Me Emmanuel Ravanas, un des avocats de Laura Smet avait, au micro de RTL, formé le vœu de trouver un accord à l’amiable sur l’héritage du chanteur pour le 15 juin, jour anniversaire du rockeur. Mardi, le cabinet de Me Hervé Temime, l’un des ses trois autres conseils, a affirmé avoir passé un appel « informel et confidentiel » à la partie adverse, sans en préciser le contenu. L’avocate de David Hallyday, Me Carine Piccio, avait toutefois indiqué la semaine dernière n’avoir jamais été associée à cette démarche.

« Un petit coup de com' »

Quant à l’entourage de Laeticia Hallyday, il a repoussé la possibilité que les parties s’engagent dans une médiation, estimant qu’il n’y avait pas eu réellement de « prise de contact avec la partie adverse, malgré ce qu’ils ont pu dire sur les ondes ». Si le cabinet de Me Ardavan Amir-Aslani reconnaît avoir été contacté téléphoniquement il y a deux semaines par Me Temime, la conversation entre les deux parties n’aurait duré « qu’une minute ». L’avocat de Laura Smet aurait bien « proposé de négocier », mais interrogé sur les bases de la discussion, il aurait répondu : « Donnez-nous tout ce à quoi on aurait droit si on gagnait le procès au fond », selon la même source. « Ils se sont fait un petit coup de com’, ça leur permet de dire qu’ils ont négocié, c’est du grand art », a déploré cette source.

« En mettant une très forte pression médiatique, ils veulent acculer Laeticia à donner ce que son mari ne voulait pas donner. Ils veulent qu’elle se dise, sous la vindicte populaire : Je vais donner parce que j’en peux plus », explique-t-on encore dans l’entourage de la veuve du chanteur. Selon la même source, l’affaire ne devrait pas être plaidée avant un an.

Au total, le patrimoine de Johnny Hallyday, Jean-Philippe Smet pour l’état-civil, représenterait plusieurs dizaines de millions d’euros : propriétés, voitures de luxe et droits issus des 1 160 chansons qu’il a interprétées.

Le Quotidien/AFP

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