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Usine brûlée en Moselle : les systèmes anti-incendie dysfonctionnels


(Photo : afp)

Le réseau anti-incendie de l’usine Safe Suez qui a brûlé début août à Amnéville (Moselle), entraînant le confinement de 30 000 personnes, ne fonctionnait pas ce jour-là, ce qui a «compliqué l’intervention» des pompiers, relève la préfecture dans un rapport publié mardi.

Le 2 août 2026, il n’y avait pas d’eau dans le réseau du fait d’une opération de maintenance «programmée par le prestataire de réseau».

Cela a notamment empêché les dispositifs d’extinction automatique au sein du site de fonctionner dès l’apparition des premières fumées.

La détection incendie ne s’est mise en route que 25 minutes plus tard, un délai «inadapté», selon la préfecture. Puis l’absence d’eau dans le réseau «a compliqué l’intervention des services de secours».

Le réseau anti-incendie, rempli en urgence au cours de la journée en pompant dans la rivière voisine, ne fournissait pas un débit suffisant, relève la préfecture qui a demandé des explications à ce sujet à l’entreprise exploitante, Suez Alternative Fuels & Energies.

Pour pallier l’absence d’eau dans le réseau anti-incendie, l’entreprise avait stocké de l’eau dans un bassin normalement destiné, en cas d’incendie, à recueillir les eaux utilisées pour l’extinction.

Mais cette mesure n’est «pas conforme», estiment les autorités.

Le jour de l’accident, les pompiers n’ont ainsi pas pu utiliser l’eau stockée dans ce bassin car les températures causées par l’incendie les empêchaient d’y accéder.

Et ils ont dû stocker les eaux utilisées dans une cuve non prévue pour cela.

La préfecture a adressé une mise en demeure à l’entreprise au sujet du bassin, lui intimant de se mettre en règle avant le 31 août. Elle lui demande également de se mettre en conformité à propos de la liste des matières stockées sur le site, qui était incomplète.

Les causes de l’incendie, qui avait entraîné le confinement, pendant quelques heures, d’environ 30 000 personnes dans les communes autour du site (Amnéville, Gandrange, Clouange, Vitry-sur-Orne et Rombas), ne sont à ce stade pas connues.

La police mène une enquête pour blessures involontaires et manquements aux obligations de sécurité.

Aucune pollution attribuable au sinistre n’a été relevée, bien que le site soit classé Seveso seuil bas.

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