La Fédération générale de la fonction communale (FGFC) s’interroge ce vendredi sur la semaine de quatre jours avancée par le ministre du Travail.
Fin octobre, devant le Comité permanent du travail et de l’emploi, le ministre du Travail, Marc Spautz, a proposé d’ouvrir la possibilité de travailler quatre journées de dix heures. Dans une prise de position publiée ce vendredi, la FGFC salue le débat, mais pose des «questions qui dérangent» : «À qui profite vraiment ce modèle? Et quatre journées de dix heures sont-elles un progrès ou simplement un nouvel emballage pour 40 heures de travail?»
«Tous les services ne se laissent pas comprimer en quatre jours», prévient le syndicat. Il cite le travail posté, les astreintes, les heures supplémentaires et les conseils communaux en soirée, et se demande si des journées de dix heures sont réalistes dans les métiers manuels ou physiquement exigeants. Elle doute aussi du gain pour la vie privée : «Plus de temps libre ne signifie pas automatiquement plus de qualité de vie.» Après dix heures de travail, les trajets et les obligations familiales, «qui a encore le temps et l’énergie de s’engager» dans le sport, les associations ou le bénévolat?
Avec près de 20 000 agents, la fonction communale est un pilier du pays, rappelle la FGFC, qui détient six des sept sièges syndicaux à la commission centrale. Elle réclame un dialogue social sectoriel contraignant, associant les représentations du personnel, et réitère sa demande d’une convention collective nationale unique pour les salariés communaux. Ouverte au changement, elle refuse toutefois «les réformes pour elles-mêmes».