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[Roud Léiwen] Euro-2024 : La Slovaquie pose les fondations


Maintenu dans sa fonction nouvelle de capitaine, le Milanais, et futur Parisien, Milan Skriniar a déjà trouvé son binôme en défense centrale. (photo AFP)

Le premier adversaire du Luxembourg dans les éliminatoires de l’Euro-2024 n’a joué que quatre matches sous les ordres de Francesco Calzona, son nouveau sélectionneur italien. Mais des tendances se dessinent déjà dans son onze.

Si le nombre de participations à des compétitions internationales était un indicateur fiable du rapport de force à attendre dans le groupe J des éliminatoires de l’Euro-2024, alors la Slovaquie, avec un Mondial (2010) et deux Euro (2016 et 2020), serait, derrière le Portugal, le favori à la deuxième place, devant l’Islande (un Euro et un Mondial) et la Bosnie (un Mondial).

C’est aussi ce que dit le classement FIFA où les Slovaques, classés 54es, devancent de peu la Bosnie (57e) et l’Islande (63e), le Luxembourg (92e), leur premier adversaire le jeudi 23 mars à Trnava (à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, Bratislava), d’un peu plus loin, et le Liechtenstein (198e), de très loin.

Seulement 3e en Ligue C

Mais dans les faits, la «Repre», éliminée dès le premier tour de l’Euro en 2021, a loupé les deux derniers Mondiaux en Russie et au Qatar, et sort surtout d’une campagne 2022 de Ligue des nations assez désastreuse en Ligue C où, en dépit de son statut d’équipe reléguée de Ligue B, elle a terminé 3e de sa poule derrière les modestes Kazakhstan (115e au classement FIFA) et Azerbaïdjan (121e), une nation que le Luxembourg a battue deux fois fin 2021, en éliminatoires du Mondial-2022.

C’est donc une sélection en recul que les Roud Léiwen défieront dans une semaine au stade Antona-Malatinského (18 448 places), et surtout en reconstruction : le 7 juin 2022, au lendemain d’une prestation indigente contre le Kazakhstan (0-1), Stefan Tarkovic, l’homme qui avait qualifié la Slovaquie pour l’Euro-2020, a été limogé et remplacé un mois plus tard par Francesco Calzona.

Adjoint durant dix ans de Maurizio Sarri à Pérouse (Serie D), Alessandria, Sorrento (Serie C), Empoli (Serie B, puis Serie A) et Naples, et plus récemment de Luciano Spalletti (2021/2022) au Napoli, l’Italien n’a dirigé les Sokoli (les Faucons) que quatre matches : deux en Nations League en septembre face à l’Azerbaïdjan (1-2) et la Biélorussie (1-1), et deux amicaux en novembre au Monténégro (2-2) et contre le Chili (0-0), théâtre de la 136e et dernière cape de la légende Marek Hamsik.

Derrière, un puzzle déjà quasi complet

Mais, déjà, des tendances se dessinent au sein de son onze, systématiquement disposé en 4-3-3, et le technicien de 54 ans n’est plus très loin de tenir sa colonne vertébrale. Si, dans les cages, les «Anglais» Rodak (Fulham) et Dubravka (Newcastle), tous deux remplaçants en club, se sont partagé le temps de jeu, la paire Skriniar-Satka toujours été associée avec, à chaque fois, le Napolitain Lobotka devant elle, en sentinelle.

Loin d’être le Slovaque le plus capé (58 sélections, alors que Pekarik, Kucka, Mak et Duda en comptent 115, 95, 73 et 61), l’Intériste, et futur Parisien, Skriniar (28 ans) n’en est pas moins le plus coté, et Calzona l’a sans surprise reconduit dans sa fonction nouvelle de capitaine.

Si, à droite, le vétéran Pekarik (36 ans) devrait progressivement passer le relais aux offensifs Tomic (23 ans) ou Vallo (24 ans, absent de ce rassemblement), à gauche, le Rotterdamois Hancko semble avoir les faveurs de l’Italien, qui l’a titularisé trois fois. Soit autant que le Hambourgeois Benes (photo) dans l’entrejeu, où la troisième place devrait se jouer entre le taulier et ancien Milanais Kucka (36 ans), et les plus offensifs Duda et Bero, qui peuvent aussi jouer un cran plus haut, sur un côté.

Ouvert sur les ailes, moins en pointe

C’est d’ailleurs là que la concurrence fait le plus rage, avec pas moins de six candidats : le Praguois Haraslin et le néophyte Polievka (tous deux 26 ans), qui flambent en D1 tchèque et slovaque avec le Sparta et Bystrica, le jeune Suslov (20 ans), un Jirka que Calzona a titularisé pour ses deux premières sur le banc slovaque, et les absents David Duris et Martin Regali, 7 sélections à eux deux, que l’Italien a aussi testés à l’automne.

En pointe, la messe semble dite en revanche : avec 4 titularisations, le grand Robert Bozenik (1,88 m) semble déjà installé, malgré des stats faméliques avec Boavista (1 but en 18 apparitions cette saison) et en sélection, avec qui il n’a inscrit qu’un but (le 1er septembre 2021) lors de ses 21 dernières capes après avoir planté quatre fois lors des huit premières.

Une disette qui correspond en fait plus ou moins à celle, récente, de la «Repre». Et qui, Calzona et les 5,5 millions d’autres «sélectionneurs» slovaques l’espèrent, prendra fin cette année, à l’occasion d’une campagne qualificative appelée à sonner le nouvel envol des Faucons.

Les 25 Slovaques retenus

Gardiens : Martin Dúbravka (Newcastle/Ang), Marek Rodák (Fulham/Ang), Henrich Ravas (Widzew Lodž/Pol)

Défenseurs : Peter Pekarík (Hertha Berlin/All), Michal Tomič (Mlada Boleslav/RTC), Denis Vavro (FC Copenhague/Dan), Lubomír Šatka (Lech Poznaň/Pol), Milan Škriniar (Inter Milan/Ita), Norbert Gyömbér (Salernitana/Ita), Dávid Hancko (Feyenoord Rotterdam/Pbs), Adam Obert (Cagliari/Ita), Vernon De Marco (Slovan Bratislava)

Milieux : Patrik Hrošovský (Genk/Bel), Stanislav Lobotka (Naples/Ita), Juraj Kucka (Slovan Bratislava), Lászlo Bénes (Hambourg/All), Ondrej Duda (Hellas Vérone/Ita), Matúš Bero (Vitesse Arnhem/Pbs), Róbert Mak (Sydney FC/Aus)

Attaquants : Tomáš Suslov (Groningue/Pbs), Lukáš Haraslín (Sparta Prague/RTC), Róbert Boženík (Boavista/Por), Adam Zrelák (Warta Poznaň/Pol), Róbert Polievka (Banská Bystrica), Erik Jirka (Viktoria Plzeň/RTC).

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