En lançant sa sixième édition ce jeudi avec des mini-concerts en ville, le festival rappelle son attachement à Esch-sur-Alzette, avec laquelle il collabore étroitement. Un ancrage territorial qui fait partie de son ADN et de ses préoccupations. Analyse.
C’est une première : jeudi, pour le lancement de sa sixième édition, les Francofolies proposent une brochette de onze artistes qui vont investir les cafés emblématiques d’Esch-sur-Alzette : le Drupi’s, le Pitcher et le Casablanca. Fidèle partenaire, la Kulturfabrik s’ajoute à l’affaire. Sur scène, pour des «showcases» de 30 minutes, on trouve une large majorité de Luxembourgeois, des plus renommés (Bartleby Delicate, Cosmokramer) aux moins évidents (Dori, Marcy, Maryana). Dans le lot, il y a même un Québécois, Adam El Mouna, qui apporte sa touche nord-américaine à la palette.
Une initiative qui répond à une triple nécessité : renforcer le réseau professionnel des partenaires (notamment avec M pour Montréal), mettre en avant les musiciens nationaux et, surtout, continuer de rapprocher la manifestation du centre-ville, elle qui a pris ses quartiers sur les hauteurs, dans le parc du Gaalgebierg. Pour mémoire, lors d’une première édition bâclée en 2018, la place de l’Hôtel-de-ville avait eu le droit à une grande scène, tandis que l’Escher Theater et la Rockhal apportaient déjà leur soutien.
Un modèle «gagnant-gagnant»
«Le but, c’est de faire rayonner Esch, clame Loïc Clairet, directeur du festival. On pourrait se frotter ...
Cet article est réservé aux abonnés.
Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.