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[Musique] Kyan Bayani fait tomber les murs du son


(Photo : kyan bayani)

MUSIQUE/CINÉMA Bad Banks, La Valise rouge et On sera heureux (en salles mercredi prochain), c'est lui : depuis près de 20 ans, Kyan Bayani décloisonne la vision classique de la musique de film au Luxembourg. Portrait.

«Bienvenue dans mon bordel», sourit Kyan Bayani en ouvrant la porte de son studio. On marche sur la pointe des pieds pour ne pas buter sur les instruments, les pédales d’effets et les câbles disposés sur et autour d’un tapis persan. La pièce, au sous-sol de sa maison, a presque un côté musée. On y trouve une dizaine de superbes guitares électriques, un violoncelle caché derrière un mur de synthés modulables, il y a même les ondes Martenot, l’un des tout premiers instruments électroniques, inventé il y a plus d’un siècle et utilisé notamment dans la musique de film. Mais la surface est surtout occupée par le poste de travail du musicien : un ordinateur, deux écrans – l’un branché sur un logiciel séquenceur contenant une composition en cours de travail, l’autre diffusant les images d’archives d’un documentaire sur lesquelles viendra se greffer la musique – et un synthétiseur 88 touches, le tout coincé entre d’impressionnantes machines électroniques.

Depuis ses premières compositions à l’image il y a bientôt vingt ans, le compositeur luxembourgeois qui partage son temps entre le Grand-Duché et Berlin a mis ...


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