Alors que les forêts se remettent doucement des mois caniculaires de cet été, le ministère de l’Environnement est revenu sur les mesures qui aideront la nature à mieux résister au changement climatique.
Marquée par des périodes de sécheresse prolongée, la saison estivale aura été particulièrement violente pour les forêts. A l’approche de la période des plantations d’arbres, le ministère de l’Environnement et l’Administration de la nature et des forêts ont donc décidé de faire le point sur la situation actuelle des forêts luxembourgeoises et les efforts mis en œuvre pour renforcer leur résilience.
Car les épisodes de chaleur observés ces dernières années exercent une pression importante sur les écosystèmes forestiers. Mais au-delà de leurs impacts écologiques, ces conditions influencent également la sécurité en forêt. Les arbres affaiblis ou endommagés pouvant présenter des risques accrus de chute de branches.
Face aux risques de chutes d’arbres ou de branches, de plus en plus fréquents à cause des canicules, les intervenants ont rappelé les consignes de comportement pour les usagers de la forêt :
- rester vigilants lors des promenades et activités en forêt
- éviter les forêts pendant et après des tempêtes ou de fortes pluies
- privilégier les espaces dégagés et rester sur les chemins balisés
- respecter les fermetures temporaires et les consignes de sécurité
- éviter toute activité susceptible de provoquer un départ de feu
Pour combattre ces effets néfastes, plusieurs mesures ont été prises par les autorités. L’une d’entre elles consiste par exemple à promouvoir les peuplements diversifiés pour soutenir les capacités d’adaptation des forêts de demain. En effet, la présence d’une diversité d’essences dans une même forêt réduit les risques qu’une maladie ou un ravageur n’affectent l’ensemble du peuplement. Même si certaines essences sont fragilisées, d’autres peuvent poursuivre leur développement et assurer la continuité du couvert forestier.
Au-delà des espaces forestiers, les arbres jouent un rôle essentiel dans l’adaptation de nos villes et villages aux impacts du changement climatique. Ils contribuent notamment à réduire les îlots de chaleur, améliorent la qualité de l’air, favorisent l’infiltration de l’eau dans les sols, stockent du carbone et offrent des habitats précieux à de nombreuses espèces animales et végétales.
1,7 million d’arbres supplémentaires d’ici 2030
Dans le cadre de la stratégie en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030, l’Union européenne s’est fixé l’objectif de planter trois milliards d’arbres supplémentaires d’ici la fin de la décennie. Pour contribuer à cet effort collectif, le Luxembourg lance une campagne nationale Planzen fir d’Zukunft s’engageant à planter 1,7 million d’arbres supplémentaires d’ici 2030.
Cet engagement repose sur un principe fondamental : le bon arbre, au bon endroit, pour la bonne raison. Citoyens, communes, entreprises et associations sont invités à participer à cet objectif commun en enregistrant leurs plantations via la plateforme européenne MapMyTree. Seules les plantations adaptées aux conditions locales, réalisées volontairement et allant au-delà des obligations légales de compensation peuvent être comptabilisées.
À l’approche de la saison des plantations d’arbres, des initiatives complémentaires ont également été présentées. Lancé dans le cadre du Pacte Nature, le concours Naturpakt Bamchallenge invite ainsi les communes à multiplier les plantations d’arbres jusqu’à la Journée Pacte Nature en juin 2027 et à contribuer activement à l’objectif national.
L’appel à projets Méi Natur an eisen Stied an Dierfer soutient quant à lui des projets de déminéralisation et de végétalisation de places publiques, cours d’écoles, parkings et aires de jeux, favorisant ainsi la création d’infrastructures vertes au cœur des localités. Les projets retenus peuvent bénéficier d’un soutien financier pouvant atteindre 90% des coûts éligibles, jusqu’à 500 000 euros maximum. Un nouvel appel à projets sera lancé en décembre.