Accueil | A la Une | Ma vie de pensionné(e) : «Pendant 20 ans, j’avais un emploi, mais sans sous à la fin du mois»

Ma vie de pensionné(e) : «Pendant 20 ans, j’avais un emploi, mais sans sous à la fin du mois»


20260616 Servior Dudelange

La retraite, l’État y pense pour des raisons budgétaires. Les jeunes actifs rarement. Ceux qui s’en approchent l’espèrent autant qu’ils la redoutent. Dans cette série, des pensionnés du pays racontent leur retraite, pour dépasser les clichés.

Aujourd’hui, direction la maison de retraite Grand-Duc-Jean de Dudelange. Dans sa chambre, quelques pots d’apothicaire rappellent sa carrière en pharmacie. Sur les meubles et aux murs, les photos de ses enfants, de ses petits-enfants et de son frère côtoient des souvenirs rapportés d’Afrique australe. Marguerite Eiffes-Emmerich y vit depuis cinq mois seulement. Particularité : le jour de notre rencontre est aussi celui où elle signe la vente de la grande maison dans laquelle elle a passé l’essentiel de sa vie.

Quelle était votre profession?

Marguerite Eiffes-Emmerich :

Après le lycée, j’ai tout de suite travaillé dans une pharmacie, en face de l’église à Dudelange. Je faisais de la comptabilité et aussi de la vente. J’ai toujours travaillé, même une fois mariée et après la naissance de mes enfants. Ma mère pouvait s’occuper de mes fils.

Vous aimiez travailler?

Oui. Ce que j’aimais, c’était le contact avec les clients, mais aussi le bureau : je ...


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