L’enquête 2026 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur les déterminants de la confiance dans les institutions publiques place le Luxembourg parmi les bons élèves de la zone.
Le Grand-Duché figure parmi les huit seuls États membres – avec l’Australie, le Canada, la Corée, l’Islande, le Mexique, la Norvège et la Suisse – où une majorité de personnes interrogées déclarent avoir une confiance modérée ou élevée dans leur gouvernement national. C’est ce qui ressort de l’ouvrage Résultats 2026 de l’enquête de l’OCDE sur les déterminants de la confiance dans les institutions publiques : des attentes croissantes, de nouveaux horizons, publié ce lundi.
Toujours selon ce rapport, le Luxembourg appartient au club restreint des cinq pays, aux côtés de l’Islande, de la Finlande, de la Norvège et de la Suisse, où la confiance dans le Parlement dépasse 50 %.
Les chiffres confirment ce niveau élevé sur presque toutes les institutions. En 2025, la confiance atteint 55 % pour le gouvernement national, 62 % pour l’administration locale, 55 % pour le corps législatif, 77 % pour la police, 58 % pour la fonction publique nationale et 73 % pour les tribunaux – des taux nettement supérieurs aux moyennes de l’OCDE. Comme partout, ce sont les partis politiques (35 %) et les médias (37 %) qui ferment la marche, même s’ils restent au-dessus de la moyenne de l’OCDE.
L’administration publique luxembourgeoise inspire confiance
La satisfaction à l’égard des services publics est l’un des points forts du pays. Le Luxembourg affiche le taux de satisfaction le plus élevé de toute l’OCDE pour les usagers récents des services de santé et il fait partie des rares pays où cette satisfaction a progressé depuis 2021. Quant aux services administratifs, ils dépassent les 80 % de satisfaction – avec l’Estonie, la Finlande et la Suisse – et se distinguent par une progression continue sur la période 2021-2025.
Les usagers saluent en particulier la courtoisie des agents publics, la clarté des informations fournies et l’adéquation des services à leurs besoins. Enfin, à propos de la gestion d’informations sensibles comme les données personnelles, ils sont 57 % au Luxembourg à estimer que le gouvernement en fait un usage légitime contre 52 % de moyenne au niveau des pays enquêtés par l’OCDE.
«Il est rassurant de constater que la confiance des Luxembourgeois en leurs institutions publiques reste très élevée par rapport à d’autres pays européens engagés dans la lutte contre les populismes», s’est réjoui le ministre de la Fonction publique, Serge Wilmes, cité dans un communiqué.
Pas de poids sur les décisions politiques
Le tableau n’est toutefois pas tout rose. Le Luxembourg enregistre l’un des plus forts écarts de confiance liés à la perception de discrimination de toute l’OCDE : 26 points de pourcentage entre les personnes qui s’identifient comme membres d’un groupe discriminé et les autres, soit l’écart le plus élevé devant l’Estonie (24 points). Sur le plan des préoccupations quotidiennes, sans surprise, le logement arrive en tête des sujets cités par la population, une spécificité partagée avec l’Irlande.
Enfin, en matière de participation, 39 % des Luxembourgeois déclarent avoir signé une pétition au cours de l’année écoulée, un taux relativement élevé, tandis que l’éloignement géographique des lieux de décision est rarement perçu comme un frein (8 %), résultat somme toute logique pour un pays de petite taille.
Sur le plan méthodologique, l’enquête a été menée en ligne par Ipsos auprès de 1 017 personnes, du 12 septembre au 24 octobre, en allemand, français, anglais et luxembourgeois.