La coordination des «gilets jaunes» à l’origine des manifestations de samedi dernier contre le coût de la vie, qui ont viré au chaos dans plusieurs villes de France, a annoncé lundi matin un «acte II» comprenant de nouvelles actions prévues pour les samedis 24 et 31 octobre.
Sur le site 17octobregiletjaune.net, le collectif a mis en ligne une carte recensant déjà plusieurs dizaines d’actions programmées sur l’ensemble du territoire pour la journée du 24 octobre.
Dimanche soir, «ce qu’on disait c’est qu’on essayait de se donner le temps et de construire [la mobilisation pour] le 5 novembre», date à laquelle une intersyndicale appelle les secteurs public et privé à la grève, «mais il y a clairement une énorme poussée pour qu’il y ait un Acte II», a expliqué Benjamin Ball, éditeur du site.
«Nous, on va suivre cette poussée, évidemment. On garde l’élan pour le 5 novembre mais on va construire par étapes, c’est-à-dire qu’il y aura un 24, un 31, et après, un 5 novembre», a-t-il ajouté.
À la suite de l’allocution télévisée du chef de l’État dimanche soir, cette même coordination avait dénoncé un «discours vide» d’Emmanuel Macron et exigé d’être reçue à l’Élysée aux côtés de représentants des divers secteurs mobilisés.
«Le 17, il y a eu une énorme poussée, mais elle n’a pas encore été suffisante», a estimé Benjamin Ball, faisant référence au mouvement «Bloquons tout» de septembre 2025.
Jonction avec les étudiants et les lycéens
En parallèle, l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, Unsa, FSU) maintient son appel à faire grève et à manifester le 5 novembre pour la hausse des salaires, la défense des services publics, l’emploi et l’industrie.
«Macron, on ne l’entend pas du tout sur les causes de la colère sociale», a déploré Coppélia Moreau, membre de l’interface d’Île-de-France, organisation qui coordonne les comités de mobilisation des universités franciliennes. Elle a indiqué que la structure avait voté la poursuite du mouvement dès le jeudi 22 octobre, avec une possible manifestation parisienne.
De son côté, la Coordination nationale lycéenne, qui affirme regrouper des porte-parole d’établissements mobilisés dans 27 villes, appelle «les lycéens et lycéennes à sortir dans la rue le jeudi 22 octobre et le samedi 24 octobre». Dans un communiqué, l’organisation apporte son soutien à «toutes les suites de la mobilisation — blocages, manifestations, occupations».