Les aides énergétiques ont bien amorti le choc inflationniste. Le pouvoir d’achat des ménages est en hausse.
Les chiffres actualisés du Statec confirment que le choc énergétique redouté en juin a été atténué, du moins dans un premier temps. «Les prix de l’énergie étaient plus faibles qu’anticipés pendant l’été, mais ont fortement augmenté sur les dernières semaines», peut-on lire dans la note publiée à l’issue de la réunion du Comité de suivi de la tripartite.
En septembre, les prix des produits énergétiques ont augmenté de 6,4 % par rapport à août et de 12 % sur un an. La hausse est particulièrement prononcée pour le mazout de chauffage, dont les prix bondissent de 12,6 % sur un mois et de 61,4 % sur un an. Le litre de diesel a renchéri de 8,5 % et celui de l’essence de 8,8 % par rapport à août, soit respectivement 44,2 % et 25 % de plus qu’en septembre 2025.
L’index et les aides à la rescousse
En revanche, les prix du gaz et de l’électricité demeurent inchangés en septembre.
L’inflation annuelle grimpe de 2,2 % en août à 2,9 % en septembre.
Malgré tout, les baisses de pouvoir d’achat sont «restées temporaires et d’une ampleur limitée». Selon le Statec, le pouvoir d’achat progresse, en moyenne, pour l’ensemble des ménages entre 2024 et 2027, même si les dépenses ont «fortement augmenté». «L’indexation et les mesures étatiques ont soutenu les revenus», avance le Statec.
Le choc énergétique va toutefois continuer à se faire ressentir en 2027.