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Connaissez-vous le plus petit village du Luxembourg?


L'église Saint-Willibrord. (Photo : archives editpress/julien garroy)

Pour être dépaysé, il ne faut pas toujours partir loin. Faire un voyage dans le temps fonctionne plutôt bien. Une expérience qui peut se vivre à une vingtaine de kilomètres de la capitale, à Rindschleiden.

On pourrait passer en voiture dans Rindschleiden, le plus petit village du Luxembourg, sans voir les trésors qu’il recèle tant ils sont concentrés en un minimum d’espace.

Entourés de la forêt alentour, les bâtiments de cette localité du Guttland se comptent sur à peine les doigts d’une main. Une fois descendu de son véhicule, c’est peut-être déjà l’épaisseur du silence qui frappe le plus. Il faut dire que le village n’a plus un seul habitant depuis plus de 20 ans.

Première étape : l’église Saint-Willibrord, monument classé datant du Xe siècle. La porte est ouverte – l’ouverture et la fermeture se font automatiquement chaque jour –, l’endroit désert.

Là aussi règne un silence enveloppant, idéal pour laisser son regard s’attarder sur les fresques remarquables des XVe et XVIe siècles peintes sur tous les plafonds de la nef ou sur le retable baroque représentant des saints.

Une fois ressorti et le tour du petit édifice effectué, le Bistro MiRo nous fait de l’œil un peu plus loin. Établi dans une ancienne ferme et aux murs ornés de citations et de portraits de femmes des années 1930 à 1960, il anime à lui seul la vie nocturne de Rindschleiden. Mais il est encore trop tôt pour s’y rendre puisque l’on y sert les clients qu’à partir de 19 h.

Un musée dépaysant

Il ne reste plus qu'à traverser la route pour rejoindre la Thillenvogtei. Créé en 1991, ce musée se veut le cœur battant du hameau. À l'intérieur, il se parcourt comme un voyage dans le quotidien d'autrefois.

Le parti pris est celui de l'interactivité totale. Ici, on ne se contente pas de regarder derrière une vitrine : lors des ateliers, qui peuvent durer une journée entière, on fait tout soi-même.

Rien n'est préparé à l'avance, pas même la pâte à pain que d'autres iraient chercher toute prête chez le boulanger (lire encadré). De quoi faire, aux yeux d'André Kirsch, qui gère le musée, un lieu «unique» au Luxembourg.

Le visiteur est d'abord attiré par une ancienne salle de classe, la Duerfschoul, avec ses pupitres de bois à deux places, leurs encriers encastrés, le ...


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