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Canicule au travail : les contrôles de l’ITM ont fortement augmenté


L'ITM a effectué 46 contrôles depuis le début de l'année. (Photo : fabrizio pizzolante)

Les épisodes de fortes chaleurs iront crescendo avec le réchauffement climatique et ne manqueront pas d’avoir un impact sur les conditions de travail. L’ITM a déjà pu le constater en étant appelée plus fréquemment sur ces sujets.

Bien que le droit luxembourgeois ne fixe pas de température maximale au-delà de laquelle le travail devrait être interrompu, cela ne signifie pas pour autant que les salariés doivent continuer à tout prix leur activité en cas de chaleur excessive. D’ailleurs, l’Inspection du travail et des mines (ITM) veille au grain et c’est sans surprise que ses contrôles liés aux épisodes de forte chaleur ont augmenté ces derniers temps, tandis que le dérèglement climatique entraîne plus fréquemment des épisodes caniculaires.

En 2023, l’ITM n’avait effectué que trois contrôles à la suite de plaintes liées à la chaleur. Ils ont été 13 en 2024, puis 27 en 2025. Depuis le début de l’année 2026, 46 contrôles ont déjà été réalisés, deux dossiers sont encore en cours de traitement. Ce sont les chiffres qui ressortent d’une réponse du ministre du Travail, Marc Spautz, au député Marc Baum, qui l’interrogeait sur la protection des salariés face aux températures extrêmes.

Dans la grande majorité des cas, des manquements ont été constatés, poursuit le ministre. L’ITM en a relevé deux en 2023, 13 en 2024, 26 en 2025 et déjà 35 en 2026. Mais il apparaît que ces infractions concernent l’ensemble des règles de sécurité et de santé au travail et ne sont pas imputées uniquement au non-respect des recommandations liées aux fortes chaleurs.

Une fois les manquements constatés, l’ITM a adressé des injonctions aux employeurs pour les faire cesser. En 2026, elle a aussi ordonné un arrêt temporaire de travaux de 48 heures à l’une des entreprises contrôlées. Une fermeture de chantier a été prononcée en 2025 et deux autres en 2026, en raison de manquements aux obligations de sécurité et de santé au travail. Aucune amende administrative n’a en revanche été infligée, précise encore la réponse ministérielle.

Marc Spautz indique par ailleurs qu’un accident du travail lié à la chaleur et qui a provoqué le malaise de quatre personnes en 2026 fait actuellement l’objet d’une instruction. Et il profite de sa réponse pour indiquer que l’introduction des seuils légaux de température qui imposeraient automatiquement certaines mesures aux employeurs n’est pas à l’ordre du jour. Pour lui, le cadre actuel, fondé sur une évaluation des risques propre à chaque situation de travail, est suffisant.

Enfin, le ministre assure que les effectifs de l’ITM ont été renforcés ces dernières années et que l’inspection continue d’adapter ses méthodes de contrôle face à la multiplication des épisodes de fortes chaleurs.

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