Tour d’horizon des principaux changements concernant les bourses d’études à la rentrée.
La rentrée universitaire est encore un peu lointaine, mais pour les étudiants en BTS ou autres écoles supérieures, la date se rapproche à grands pas. La Chambre des salariés n’a d’ailleurs pas hésité à en faire le sujet principal de sa revue Socionews d’août. L’occasion de revenir une dernière fois sur la nouvelle loi entrée en vigueur le 1ᵉʳ août, qui modifie le régime des aides financières pour études supérieures au Luxembourg.
Quatre bourses, des montants revus à la hausse
Le dispositif repose toujours sur quatre bourses : la bourse de base, préalable obligatoire à toutes les autres, la bourse de mobilité, la bourse sur critères sociaux et la bourse familiale.
Sur la base de l’indice 992,24, en vigueur depuis le 1ᵉʳ juin 2026, la bourse de base s’élève à 1 289 euros par semestre, soit 2 578 euros par an. La bourse de mobilité passe de 3 132 à 3 372 euros par an, soit 1 686 euros par semestre. La bourse sociale peut atteindre 2 500 euros par semestre, soit 5 000 euros par an, tandis que la bourse familiale, accordée lorsque plusieurs enfants d’un même foyer étudient simultanément, représente jusqu’à 614 euros par année académique complète.
À noter, pour les enfants frontaliers : l’aide luxembourgeoise ne se cumule pas avec les aides équivalentes ou les avantages liés au statut d’étudiant accordés dans le pays de résidence habituelle.
Petite nouveauté non négligeable : les montants seront désormais indexés tous les six mois, dès qu’une variation de 2,5 % de l’échelle mobile des salaires est constatée.
Un prêt à taux réduit
Le prêt étudiant, plafonné à 3 250 euros par semestre, voit son taux d’intérêt abaissé de 2 % à 1,8 %. La marge de bénéfice des banques est également réduite, passant de 0,5 % à 0,2 % du taux Euribor. Le remboursement s’effectue en principe sur dix ans maximum, deux ans après la fin des études.
Une bourse de mobilité mieux encadrée
Pour toucher la bourse de mobilité, l’étudiant devra désormais justifier de la location d’un logement à l’étranger pendant au moins deux mois par semestre. Ce logement ne peut appartenir à un membre de sa famille jusqu’au deuxième degré. Un bail et une preuve récente de paiement du loyer seront exigés.
De nouveaux soutiens ciblés
La loi renforce l’accompagnement des étudiants confrontés à une situation grave et exceptionnelle, qu’il s’agisse d’une altération durable affectant leurs études ou d’une précarité sociale avérée, attestée par un service social.
Une prime de réussite de 250 euros sera versée aux étudiants ayant mené à bien un programme pour lequel ils ont bénéficié d’une aide.
Ce qui disparaît
Les études de troisième cycle sortent du dispositif. Un mécanisme distinct d’aide à la formation doctorale doit voir le jour dans le cadre du projet de loi sur l’organisation du Fonds national de la recherche (FNR). Les doctorants déjà aidés avant le 1ᵉʳ août 2026 continueront toutefois d’en bénéficier.
Démarches et délais
Toutes les demandes passent désormais par la plateforme MyGuichet.lu. Il faut les déposer au plus tard le 30 novembre pour le semestre d’hiver et le 31 mai pour le semestre d’été.