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Dépistez-vous!

En 2025 au Luxembourg, 26 131 mammographies ont été réalisées. Plus de 2 300 ont nécessité des examens complémentaires. Et, au bout du compte, 146 cancers ont été diagnostiqués. Ces chiffres du ministère de la Santé donnent une réalité très concrète à Octobre rose : derrière une mammographie, il n’y a pas qu’un examen médical. Il y a parfois une vie qui bascule ou, au contraire, une vie qui continue.

Je le sais parce que ma mère a fait partie de ces femmes-là. À 51 ans, elle a été diagnostiquée d’un cancer du sein. La «chance», si l’on peut employer ce mot dans une telle situation, c’est que le cancer était encore à un stade très précoce. Elle a pu être opérée, puis a suivi 25 séances de radiothérapie. Une épreuve, évidemment. Mais une épreuve qui aurait pu être autrement plus lourde si le cancer avait été découvert plus tard.

C’est peut-être pour cela que ce discours sur le dépistage, le suivi médical, l’attention portée à son corps me paraît désormais moins anodin qu’auparavant. Quand on est jeune, on a facilement tendance à penser que ces histoires concernent les autres. Que l’on verra plus tard. Que l’on a le temps.

Et puis, parfois, «plus tard» arrive finalement plus vite que prévu.

Alors oui, Octobre rose revient chaque année. Oui, on voit du rose partout et certains finiront peut-être par trouver le message répétitif, voire un peu agaçant. Mais s’il faut rappeler encore et encore l’importance de se faire dépister, de consulter en cas de changement, de se faire suivre régulièrement, alors, répétons-le. Inlassablement.

Au Luxembourg, le Programme Mammographie permet désormais aux femmes de 45 à 74 ans de bénéficier gratuitement d’une mammographie tous les deux ans. Et on ne le dira jamais assez : le dépistage précoce augmente les possibilités de traitement et les chances de guérison.

Alors, mesdames, prenez soin de vous. Ne remettez pas à demain un rendez-vous, un contrôle, une consultation. Écoutez votre corps. Et, surtout, ne vous dites surtout pas que cela n’arrive qu’aux autres.

Parce que parfois, quelques mois, quelques semaines, voire quelques jours peuvent faire une immense différence.

Ma mère, elle, a eu cette chance dans son malheur. À 51 ans, son cancer a été pris à temps. Et aujourd’hui, elle est encore là pour en parler.

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