Entre film de superhéros et body horror, le dernier film des DC Studios préfère les frissons à l’action.
Avec Clayface, nouveau film de DC Studios dans l’univers de Batman, le film de superhéros s’aventure dans le domaine de l’horreur, suscitant des peurs qui «se glissent sous la peau» des spectateurs, selon le réalisateur James Watkins.
Dans ce film, en salles depuis mercredi, Matt Hagen, joué par l’acteur gallois Tom Rhys Harries, est une star montante du cinéma à Gotham City qui se retrouve défigurée par des criminels lors d’une violente attaque.
Aidé par une scientifique (Naomi Ackie), il prend un traitement expérimental pour retrouver son visage, aux effets secondaires qui s’avèrent imprévisibles, et devient «Clayface» ou «Gueule d’Argile», super-vilain métamorphe lancé dans une quête de vengeance. L’idée n’est pas seulement de faire «sursauter» les spectateurs : «Je veux générer des frissons», a déclaré le réalisateur britannique James Watkins, spécialiste du cinéma d’horreur (Speak No Evil, Eden Lake). Ce genre, dit «body horror», qui met en scène des mutilations ou des transformations horrifiques, suscite, selon lui, «l’une des formes de peur les plus universelles, car nous avons tous l’angoisse de ce qui peut arriver à notre corps».
Liverpool comme Gotham City
«Chaque fois que nous pouvions tourner une scène avec des prothèses, nous le faisions», plutôt que d’avoir recours à des effets numériques, indique également James Watkins. «S’il fallait ensuite compléter ou renforcer l’effet, on disposait déjà d’une base très solide. Et tourner réellement les scènes permet d’obtenir des réactions authentiques» des autres acteurs, souligne-t-il encore. L’acteur gallois Tom Rhys Harries (White Lines, The Gentlemen), 36 ans, fait ici sa première incursion dans le cinéma d’horreur.
Pour ce rôle, il a passé des heures dans le fauteuil des maquilleurs, afin de se faire poser des prothèses qu’il s’arrachait du visage à la fin de la journée. Un même souci du détail et de la texture a guidé les choix pour les décors du film, tourné en partie en extérieur à Liverpool, dans le nord de l’Angleterre. «Quand on est au bord de la rivière Mersey, sous la pluie, dans une atmosphère lourde et chargée, on ressent vraiment» l’atmosphère de Gotham City, selon James Watkins. «Cela crée une ambiance, un état d’esprit qu’il est impossible de reconstituer sur un plateau en studio».
Clayface, de James Watkins. Actuellement en salles.