La Cour pénale internationale basée à La Haye, fréquemment attaquée par le président américain Donald Trump, a été récompensée par le prix européen.
Le prix Sakharov pour la liberté de pensée a été attribué à la Cour pénale internationale (CPI), actuellement dans le collimateur de Donald Trump, a annoncé jeudi la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola. «L’Union européenne repose sur le respect du multilatéralisme et des institutions internationales, et ce prix salue l’important travail accompli par la cour pour faire respecter le droit et la justice à l’échelle internationale», a déclaré Roberta Metsola dans l’hémicycle à Strasbourg, déclenchant des applaudissements et une ovation d’eurodéputés.
Basée à La Haye, aux Pays-Bas, et comptant 125 États membres, la Cour pénale internationale juge les individus accusés des pires atrocités commises dans le monde : crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Ce prix intervient à un moment où la cour est confrontée «à des défis sans précédent», a souligné sa présidente, la juge Tomoko Akane, après avoir remercié le Parlement européen.
«Un message de résistance»
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a félicité la CPI et l’a assurée de son soutien, soulignant qu’elle «doit pouvoir mener à bien sa mission en toute indépendance, sans subir de pressions ni d’intimidations». «C’est historique», a aussi salué Chloé Ridel, du groupe Socialistes et Démocrates (S&D) voyant là «un message d’espoir et de résistance envoyé à Donald Trump». La gauche et le centre soutenaient la CPI pour le prix Sakharov tandis qu’une partie de l’extrême droite et surtout la droite proposaient de récompenser l’opposant tanzanien Tundu Lissu. Pour la cheffe des sociaux-démocrates au Parlement européen, Iratxe Garcia Perez, c’est une «victoire pour la justice internationale et une défaite pour les autocrates».