Saisi par les députés déi Lénk, le ministre du Travail Marc Spautz a confirmé en commission parlementaire que huit plaintes visant Amazon sont actuellement instruites par l’ITM.
Mercredi, le ministre du Travail, Marc Spautz, est revenu sur les plaintes déposées contre Amazon à la demande des députés déi Lénk. Lors d’une commission parlementaire, il a ainsi assuré qu’au total huit plaintes avaient été remises à l’ITM (Inspection du travail et des mines).
Le ministre a précisé avoir «déjà été en contact» avec le géant américain et a souligné «que ce n’était pas parce qu’il s’agissait d’un employeur très important au Luxembourg que cette société pouvait s’affranchir des règles en matière de droit du travail».
Marc Spautz n’a, en revanche, pas apporté de détails supplémentaires indiquant que l’enquête était en cours auprès de l’ITM. Il s’est, en revanche, dit ouvert à un prochain débat avec les députés en commission une fois que le rapport de l’ITM sera achevé.
Les conditions de travail en cause
Les plaintes déposées font référence aux conditions de travail au sein de cette entreprise qui emploie plus de 4 000 salariés au Grand-Duché. Heures supplémentaires non compensées, absence de «droit à la déconnexion» ou temps de travail dépassant les limites légales ont notamment été pointés du doigt par les salariés de cette multinationale.
Pour rappel, un premier signalement avait déjà été déposé auprès de l’ITM en août dernier. En cause à l’époque ? La rémunération supplémentaire pour le travail lors de la fête nationale manquait à l’appel. De son côté, Amazon refusait cette accusation, indiquant que les employés qui s’étaient portés volontaires pour le 23 juin ont été indemnisés conformément à la loi.