Djokovic continue de repousser les limites : le Serbe a bénéficié de l’abandon de De Minaur, mardi, pour s’offrir à Pékin le 102e titre de sa carrière et le premier depuis près d’un an.
Si l’homme aux 24 titres du Grand Chelem avait laissé transparaître les stigmates d’un corps vieillissant en début de tournoi, c’est son adversaire qui a craqué physiquement en finale, manifestement touché à la cuisse gauche. Vainqueur du premier jeu de la deuxième manche après avoir perdu le premier set au tie-break, Alex de Minaur a alors cessé le combat.
Soigné hors du court entre les deux sets, l’Australien était revenu avec un bandage autour de la cuisse gauche et se déplaçait de façon bien moins fluide qu’en début de match quand il a jeté l’éponge, au bord des larmes. Novak Djokovic a non seulement préservé son invincibilité à Pékin (34 victoires, aucune défaite en sept participations) mais a aussi rappelé qu’il fallait toujours compter avec lui sur le circuit.
Certes, le Serbe a disparu cet été dès le premier tour à Cincinnati et à l’US Open, et court derrière un insaisissable 25e titre du Grand Chelem depuis plus de trois ans. Mais il reste capable de coups d’éclat et continue de gagner des titres dans des tournois de moindre calibre : les ATP 250 de Genève et Athènes en 2025, l’ATP 500 de Pékin donc.
À une longueur de Federer
Avec 102 titres au compteur, le natif de Belgrade revient à une longueur des 103 sacres de son ancien rival suisse Roger Federer, retraité du circuit depuis 2022, et à sept trophées de l’Américain Jimmy Connors (109), détenteur du record. Promis à réintégrer le top 10 mondial moins d’un mois après l’avoir quitté, le futur n° 8 à l’ATP s’est assuré de boucler une 21e saison d’affilée avec un titre en poche – un record.
Autre signe de sa longévité exceptionnelle, Djokovic est devenu à Pékin le vainqueur de tournoi le plus âgé depuis 49 ans du circuit principal. L’Australien Ken Rosewall avait triomphé en 1977 à Hong Kong alors qu’il était âgé de 43 ans. Inscrit au Masters 1000 de Shanghai qui commence mercredi, «Djoko» a laissé entendre qu’il n’était pas sûr d’y jouer, lui qui est devenu plus sélectif dans sa programmation.
Mais il compte bien se mêler à la lutte pour décrocher l’une des huit places qualificatives pour le Masters de fin de saison à Turin, et a prévu de disputer le Masters 1000 de Paris. Grâce à son titre à Pékin, Djokovic a supplanté De Minaur à la neuvième place de la «Race», le classement de la saison qui détermine les huit qualifiés pour le Masters.
Blessé, le n° 1 mondial Jannik Sinner a par ailleurs annoncé qu’il ne rejouerait plus en 2026. Son absence libère une place de plus pour le Masters, que Djokovic n’a plus disputé depuis son septième sacre en 2023. De son côté, Carlos Alcaraz (3e) a conservé son titre à Tokyo en battant 7-6 (7/4), 6-4 le Tchèque Jiri Lehecka (19e), soulevant son premier trophée depuis son retour de blessure fin août à l’US Open.