Le Belge Francis Halzen, 82 ans, a reçu mardi le prix Nobel de physique 2026 pour ses travaux sur les neutrinos et l’observatoire IceCube, qui traque ces particules dans la glace de l’Antarctique.
Le prix Nobel de physique 2026 a été décerné mardi au Belge Francis Halzen pour ses travaux sur des particules appelées «neutrinos». Ce physicien de 82 ans a été récompensé «pour ses contributions décisives à l’observatoire de neutrinos IceCube et à la découverte de neutrinos de haute énergie d’origine astrophysique», a expliqué le comité Nobel, réuni à Stockholm.
Grâce à IceCube, les chercheurs peuvent détecter des neutrinos issus de processus extrêmement énergétiques se produisant dans l’univers lointain.
Les interactions de ces particules par cet observatoire apporteront aux chercheurs de «nouvelles connaissances» et pourraient même révéler des phénomènes cosmiques jusqu’alors inconnus, poursuit le jury dans son communiqué. Le neutrino «est la particule la plus discrète de l’Univers», explique le comité Nobel, et traverse « la matière sans se faire remarquer. »
«Dans les années 1980, Francis Halzen avait compris que la glace de l’Antarctique pouvait être idéale pour capturer suffisamment de ces neutrinos insaisissables, afin que les chercheurs puissent en apprendre davantage sur leurs origines lointaines», souligne-t-il.
Littérature jeudi
La distinction décernée mardi est la deuxième de la saison après le prix de médecine qui a récompensé lundi des chercheurs allemands et américain pour leurs travaux sur l’optogénétique, une technique visant à percer les mystères du cerveau. L’an dernier, la physique quantique avait été mise à l’honneur en accordant le Nobel à un trio pour ses expériences ayant permis d’observer des phénomènes propres à l’infiniment petit sur des circuits électriques.
La saison continue mercredi avec le prix de chimie, qui sera suivi de la littérature jeudi et du très attendu Nobel de la paix vendredi. La campagne de Donald Trump en faveur de sa candidature avait placé son comité sous une pression inédite l’an dernier.
La séquence avait été d’autant plus délicate que la lauréate de 2025, la Vénézuélienne Maria Corina Machado, avait par la suite donné sa médaille d’or au milliardaire républicain, jugeant qu’il la méritait, après la capture du chef de l’Etat Nicolas Maduro. Cette année, le jury pourrait choisir un lauréat plus consensuel.
Parmi les candidats potentiels figure un prix conjoint à l’ONG de défense des enfants Save the Children et à l’Ukrainien Mykola Kouleba, également défenseur des droits de l’enfant. Il milite pour le retour en Ukraine de milliers de mineurs illégalement emmenés en Russie à partir des territoires occupés.
C’est avec le prix d’économie que la saison se terminera le 12 octobre. En plus d’être une des récompenses les plus prestigieuses de la planète, le Nobel consiste en un diplôme, une médaille d’or et un chèque de 12 millions de couronnes suédoises, soit un peu plus d’un million d’euros.